La Grèce propose aux créanciers privés des obligations avec un coupon de 4,5 %

Selon la presse locale, la dette actuelle serait échangée contre de nouveaux emprunts à 20 et 30 ans et des obligations du FESF
Solenn Poullennec

Les créanciers privés devraient bientôt y voir plus clair sur les conséquences du plan de sauvetage de la Grèce. Selon la presse héllène, ils devraient obtenir un rendement de 4,5% pour les nouvelles obligations émises par la Grèce dans le cadre du programme volontaire d'échange de dette (PSI) d’octobre.

Selon les journaux Imerisia et Kathimerini, pour 100 euros d’obligations grecques arrivant à maturité d’ici à 2014, les créanciers privés recevront 30 euros de nouveaux titres à 20 ans, avec une période de grâce de 10 ans, au rendement de 4,5%. En complément, les créanciers privés recevraient pour 20 euros d’obligations du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Pour 100 euros de dette arrivant à maturité entre 2015 et 2020, Athènes proposerait pour 35 euros de titres à 30 ans, avec une période de grâce de 20 ans et un coupon de 4,5%. Dans ce cas, les créanciers privés auraient logiquement droit à 15 euros d’obligations du FESF.

Enfin, pour sa dette arrivant à maturité après 2020, le secteur privé se verrait offrir 10% d’obligations du FESF et 40% de nouveaux emprunts grecs à 30 ans, avec une période de grâce de 30 ans. Le coupon prévu serait également de 4,5% alors que, toujours selon la presse grecque, les créanciers privés le voudraient à 8%.

Interrogé par Reuters, le gouvernement grec s’est contenté de dire que les négociations n’étaient nullement terminées et que les objectifs définis par le sommet européen d’octobre seraient atteints. L’horloge tourne car, selon les conclusions du 26 octobre, les conditions du programme d’échange doivent être négociées d’ici à la fin de l’année pour que l’opération ait lieu au début de l’année 2012. Conjugué au programme d’austérité grec, à l’aide de 30 milliards d’euros des Etats membres et à celle de 100 milliards des bailleurs de fonds internationaux, l’échange doit permettre à la dette grecque d’atteindre 120% du PIB en 2020. Encore faut-il que les prévisions de croissance de la Grèce ne soient pas de nouveau revues à la baisse.

Les créanciers privés, qui ont dû passer d’importantes provisions avec la décote grecque, devraient être un peu soulagés par les propos de Paris et Berlin, affirmant qu’il n’y aurait pas d’autre programme d'échange de dette volontaire en Europe. Pendant ce temps, le FMI a approuvé le déblocage de sa quote-part de 2,2 milliards d’euros dans la sixième tranche d’aide de 8 milliards que doit recevoir Athènes.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...