La Grèce profite de conditions favorables pour tester le marché obligataire
Athènes lance aujourd’hui une émission à cinq ans à hauteur de 2,5 milliards d’euros. La maîtrise de son ratio d’endettement relève de l’acrobatie
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Duroyon
Deux ans après sa dernière restructuration obligataire, Athènes accède de nouveau à un financement de marché. Le ministère grec des Finances a confirmé mercredi avoir mandaté des banques en vue de l'émission «imminente» d’un emprunt à cinq ans libellé en euros. Montant visé : 2,5 milliards d’euros. La demande est «soutenue», a fait savoir le gouvernement, tandis qu’une source citée par Reuters évoquait une fourchette indicative comprise entre 5,25% et 5,5%. L’ouverture du livre d’ordres est attendue ce matin.
Pour Citi, si ce retour «peut apparaître comme un redressement extraordinairement rapide, il est en fait en ligne avec les constatations empiriques sur de précédentes restructurations de dette souveraine». L’impact lié à ces opérations sur la réputation des émetteurs souverains (en termes de spreads sur la dette souveraine) tend en effet à s'évanouir deux ans après l'événement. Le spread Grèce/Allemagne à dix ans est revenu aux niveaux observés avant le sauvetage du printemps 2010.
Au-delà de cette situation de marché favorable, Natixis note que la Grèce peut capitaliser plusieurs atouts : une situation budgétaire assainie (avec le retour d’un excédent primaire), un redressement conjoncturel enfin perceptible, des comptes extérieurs en phase de redressement, des besoins de financement de taille modérée et une dette de marché plus sûre qu’auparavant. «Une éventuelle nouvelle restructuration de la dette de marché détenue par les investisseurs privés (donc excluant la BCE) porterait sur un montant faible (environ 51 milliards d’euros) ce qui de fait lui ôterait tout intérêt en terme de réduction du ratio d’endettement public», souligne Jesus Castillo, économiste chez Natixis.
Le ratio d’endettement a reculé en 2012 pour rebondir l’année suivante autour de 177% du PIB. «Contrairement aux prévisions officielles, nous le voyons progresser encore davantage pour atteindre 190% du PIB au cours des prochaines années», s’inquiète Giada Giani, économiste chez Citi. En tenant compte d’un coût de la dette de 3% et d’un excédent primaire de 0,5% du PIB, il faudrait un taux de croissance annuel du PIB nominal de 8,5% jusqu’en 2020 pour ramener le ratio d’endettement à 120% d’ici la fin de la décennie. Un tel taux semblant peu probable, une décote conséquente sur la dette du secteur public serait alors incontournable.
Intention est donnée à MPS, objet des convoitises d'Intesa, de retourner la situation en lançant une offre sur Banco BPM. Dans tous les cas, la banque verte, premier actionnaire de Banco BPM avec une participation affleurant les 30%, reste discrète mais aura son mot à dire.
L’indice PMI manufacturier définitif confirme sa reprise en juillet à un plus haut depuis avril. Mais la croissance est surtout soutenue par les commandes passées. La dynamique reste faible notamment en France, en Italie et en Espagne. Point positif, les tensions sur les prix diminuent.
La devise nippone progresse lundi à un plus haut de trois mois, poursuivant son rebond initié la semaine passée après une intervention conjointe, confirmée, entre le Japon et les Etats-Unis. Le débouclage des positions vendeuses aide aussi.
Le cabinet de gestion de patrimoine acquiert 360 Gestion Privée, une structure basée à Soorts-Hossegor et dont les actifs conseillés s'élèvent à 20 millions d’euros.
Allié marocain choyé, rival espagnol isolé, Europe divisée, argument de campagne tout trouvé : la crise dans l'enclave ibérique arrange bien Washington
À Reims, la plus ancienne maison de Champagne a fait quelque chose d'inattendu : elle a planté des arbres, commandé des sculptures, construit un pavillon signé Sou Fujimoto — et invité Tadashi Kawamata à percher des cabanes dans les branches. Une visite qui se mérite, et ne s'oublie pas.
« Spider-Man : Brand New Day » réussit le titre de meilleur démarrage depuis la pandémie de Covid, et le deuxième dans l’histoire du cinéma. En face, « l’Odyssée » de Nolan devrait dépasser le milliard de dollars de recettes