La Grande-Bretagne revoit à la hausse ses besoins d’endettement
«Nous avons un plan et nous nous y tenons ». En publiant hier son budget pour l’exercice 2011-2012 démarrant en avril, le chancelier de l’Echiquier George Osborne a réitéré son engagement d’élimination du déficit et de la réduction de l’endettement public d’ici à la fin de la législature. Mais à la différence du précédent budget destiné à restaurer les finances publiques, celui-ci s’est concentré sur la réforme de l’économie, au travers de mesures de soutien aux entreprises et notamment d’une simplification de la taxation. Deux secteurs échappent à l’embellie: les banques, dont la taxe sur le bilan passe de 0,075% à 0,078%, et les employee and benefits trusts (EBT), qui permettent aux entreprises financières ou non de défiscaliser les bonus différés de leurs cadres. Produit attendu: 5 milliards de livres d’ici à 2015-2016.
S’appuyant sur les études réalisées par l’OBR, l’organisme en charge de la surveillance budgétaire outre-Manche, le chancelier a cependant revu à la baisse les projections de croissance de l’économie britannique, conformément aux attentes de nombre d’économistes. La croissance est maintenant attendue à 1,7% en 2011, contre 2,1% en novembre dernier. Elle devrait atteindre 2,5% en 2011-2012, contre une projection initiale de 2,6%.
Cette révision à la baisse a donc contraint le gouvernement britannique à relever les projections d’emprunts publics. Non pas pour l’année fiscale 2010-2011 où les besoins devraient ressortir à 145,6 milliards de livres – ou 9,9% du PIB – soit 2,6 milliards de livres de moins que prévu. En revanche, le chancelier prévoit maintenant des besoins de 122 milliards de livres en 2011-2012, soit 5 milliards de plus que l’estimation de novembre dernier. Ces nouvelles estimations s’appuient sur un taux d’inflation – estimé dans une fourchette de 4 à 5% cette année - supérieur aux prévisions, tandis que les revenus par foyer seront plus modestes, réduisant de ce fait le montant total des recettes issues de l’impôt sur le revenu, la TVA mais aussi les contributions sociales.
Le Debt Management Office, qui gère la dette britannique, prévoit pour l’exercice 2011-2012 des émissions nettes de Gilts de 169 milliards (+1,6%), dont 34% à court terme, 21% à moyen terme, 22% à long terme et 23% indexées sur l’inflation. Les syndications (32 milliards) seront plus fréquentes et plus petites. L’encours de bons du Trésor baissera de 1,6 milliard.
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