La gestion française voit les effets de la consolidation
Les pôles de gestion des banques ont vu leurs comptes se redresser au premier semestre. La course à la taille se poursuit
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Antoine Landrot
La gestion d’actifs au sein des banques françaises semble être en voie de rémission, à l’aune des comptes semestriels publiés durant l’été. Si les comparaisons sont parfois difficiles en raison de critères différents et des nombreuses variations de périmètres, on peut dégager certaines tendances.
Tout d’abord, les comptes et l’activité sont en redressement au premier semestre 2010, après un début d’année 2009 difficile. En revanche, durant cette période, le deuxième trimestre a été plus difficile pour l’ensemble des pôles, qui ont notamment connu un creux en termes de collecte par rapport au premier trimestre, principalement en raison d’une désaffection pour les fonds monétaires.
Encore plus notable, on note les premiers effets du processus de consolidation, en route depuis un an. A la lecture des résultats du premier semestre, on sent la montée en puissance de BNP Paribas et du Crédit Agricole, via Amundi. Si la Société Générale est actionnaire de ce dernier à hauteur de 25% après l’apport de SGAM, elle n’a plus la main sur ce métier. «Le Crédit Agricole en est clairement l’opérateur industriel», note un professionnel.
Natixis affiche une progression solide en gestion d’actifs. «Le marché a moins parlé de Natixis AM que de ses concurrents étant donné qu’il n’a pas fait d’acquisitions importantes. Mais on leur prête de grandes ambitions», souligne Jean de Castries, directeur général d’Equinox Consulting.
Le cycle de consolidation est d’ailleurs loin d’être achevé, à l’image de la décision de la banque italienne UniCredit de réfléchir à l’avenir de sa filiale de gestion Pioneer Investments –un processus pour lequel elle avait mandaté Bank of America Merrill Lynch en mai. La position des acteurs français de la gestion sera particulièrement instructive.
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