La gestion française retrouve des couleurs grâce aux fonds monétaires
La collecte sur ce compartiment a atteint 9,8 milliards d’euros en août sur les 10,4 milliards engrangés par la profession, selon Europerformance
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Benoît Menou
Le marché français de la gestion collective a été avant tout animé le mois dernier par la bulle d’oxygène venue des OPCVM monétaires. Ils ont engrangé selon Europerformance une collecte nette positive de quelque 9,84 milliards d’euros, portant leur encours à 376,16 milliards, soit 44,9% du marché (837,37 milliards hors fonds alternatifs, pour lesquels les données ne sont disponibles qu’à fin juillet). Les fonds de trésorerie régulière euro ont accaparé 96% de cette manne, qui ramène à 7,2% le recul de l’encours de la catégorie depuis le début de l’année.
La baisse parallèle de 4,29 milliards d’euros des actifs gérés par les OPCVM actions (à 185,01 milliards fin août) masque en réalité un fort effet marché négatif, la décollecte étant limitée à 170 millions d’euros. En valeur relative, ce sont les fonds dédiés aux actions européennes qui ont le plus pâti de cette atonie, ceux spécialisés sur la zone Asie-Pacifique tirant en revanche leur épingle du jeu. Quoi qu’il en soit, ces vents contraires sur les marchés ont plongé l’évolution de l’encours des fonds actions en territoire négatif depuis le début de l’année (-1,9%).
Dans le même temps, aussi bien les fonds obligataires que les diversifiés ont poursuivi leur sage ascension, pour afficher tout de même une progression de leurs encours de respectivement 8,8% (78,48 milliards d’euros) et 8,2% (129,26 milliards) sur 8 mois. Participant à une hausse de 7,89 milliards des encours en août sur l’ensemble des OPCVM hors fonds alternatifs.
Ces derniers n’ont pas bénéficié d’une telle évolution, cédant à nouveau du terrain en juillet pour voir leur encours s’établir à 7,67 milliards d’euros, en repli de 8,4% depuis le début de l’année.
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