La gestion française limite la casse avant le choc de septembre
Les encours totaux affichent une baisse à fin août mais le nombre de fonds et de sociétés de gestion est en progression
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Florent Le Quintrec
Les encours totaux sous gestion sur le marché ont limité leur recul dans un contexte de marchés financiers difficiles et affichent une baisse de 3,2% sur les huit premiers mois de l’année, soit 87 milliards, selon l’Association française de gestion financière (AFG). Les mandats et OPCVM totalisaient 2.651 milliards d’euros à fin août, la hausse de près de 1% des actifs gérés sous mandat (1.411 milliards), incluant les organismes de placements collectifs (OPC) de droit étranger, n’ayant pas permis de compenser la baisse de 7,1% des encours des OPCVM de droit français (1.240 milliards). Le mois de septembre n’a pas arrangé la situation.
«Dans cet environnement, l’ensemble du monde de finance souffre et il est évident que les sociétés de gestion ne sont pas à part. Donc les chiffres sont à la baisse mais montrent une certaine résistance», souligne Paul-Henri de la Porte du Theil, le président de l’AFG.
Les mandats, majoritairement investis en produits de taux, ont bénéficié d’un effet de marché, leur collecte étant quasi nulle depuis le début de l’année du fait du ralentissement de l’assurance-vie. La perte de 94,7 milliards d’encours des OPCVM est due pour plus de la moitié aux fonds actions et diversifiés (-62 milliards d’euros) dont les mauvaises performances viennent à 80% des effets de marché.
Les fonds monétaires ont vu le rythme de décollecte fortement ralentir cette année et, après avoir culminé à 42% des encours gérés, sont revenus à un niveau plus normal de 30%. «Sur les monétaires, les sorties continuent mais ont très fortement ralenti malgré la concurrence qui persiste avec les produits de bilan bancaire», note l’AFG. L’obligataire a également vu ses encours diminuer en raison d’une légère décollecte et de la crise des dettes souveraines.
L’Association observe une légère augmentation du nombre d’OPCVM après leur chute vertigineuse depuis 2008, la période de rationalisation du secteur étant stabilisée. «Cette remontée du nombre d’OPCVM serait due en partie au lancement de nouvelles gammes de produits pour tenir compte de la concurrence induite par l’entrée en vigueur d’Ucits 4 et aux efforts commerciaux» liés au nouvel environnement de marché, souligne l’AFG.
Malgré tout, les créations de sociétés de gestion se sont poursuivies. Elles sont désormais plus de 600 en France. Et nombre d’entre elles se développent à l’international, «notamment en termes de collecte nette de capitaux».
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