La gestion collective européenne a été affectée par la crise grecque
Les fonds ouverts ont subi une décollecte de 28 milliards d’euros au deuxième trimestre, contre une collecte de 48 milliards d’euros sur le précédent
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Virginie Deneuville
La gestion collective en Europe a fait les frais de la crise grecque au cours du deuxième trimestre 2010 et a réalisé sa première décollecte nette depuis le dernier trimestre 2008. Les fonds ouverts (Ucits) ont enregistré des sorties nettes de capitaux de 28 milliards d’euros, contre une collecte de 48 milliards d’euros sur le trimestre précédent, selon les chiffres de l’Efama (European Fund and Asset Management Association), dévoilés mercredi.
«Ce revirement reflète une hausse des retraits des fonds monétaires (de 38 milliards d’euros au premier trimestre à 51 milliards d’euros au deuxième) ainsi qu’un repli marqué des entrées de capitaux dans les fonds Ucits de long terme (hors monétaires)» de 86 à 23 milliards d’euros entre le premier et le deuxième trimestre, souligne l’Efama. «La crise grecque et les risques de contagion ont généré de l’appréhension sur les marchés en mai, affectant dès lors l’appétit des investisseurs pour le risque», relève l’association européenne.
Pour la première fois depuis mars 2009, les fonds actions et obligataires ont ainsi enregistré des décollectes nettes en mai, de 11 et 2 milliards respectivement. Les sorties de capitaux réalisées sur les fonds actions ont en revanche été réduites en juin, à 2 milliards d’euros, «les mesures prises pour renforcer la zone euro (ayant) contribué à améliorer la confiance des investisseurs», estime l’Efama.
En intégrant l’effet marché, les actifs gérés par les fonds Ucits en Europe ont reculé de 0,5% au deuxième trimestre, pour atteindre 5.606 milliards d’euros. En incluant les fonds non-Ucits (fonds fermés), qui ont reculé de 2,6% sur le deuxième trimestre, les actifs gérés s’élevaient à 7.494 milliards d’euros à fin juin 2010.
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