La fuite des capitaux s’est poursuivie aux Etats-Unis
Le phénomène de fuite des capitaux qui a touché de plein fouet l’économie d’outre-Atlantique début 2009 s’est poursuivi. En février, les sorties nettes de capitaux ont atteint les 97 milliards de dollars après le record de 146,8 milliards de dollars en janvier.
L’atténuation de la dynamique baissière s’explique en partie par un léger regain d’intérêt des investisseurs étrangers sur les actifs américains de long terme, le retour de l’aversion pour le risque ayant favorisé le billet vert. Les achats nets d’actifs long terme ont rebondi à 22 milliards de dollars en février, contre des sorties de 32 milliards de dollars en janvier. Le consensus, qui visait un chiffre de 10 milliards, ne s’attendait pas à un tel engouement. La hausse des flux acheteurs de Treasuries et d’autres dettes de 21,5 milliards de dollars à 702 milliards explique ce renversement de situation (la Chine reste le premier détenteur avec 744 milliards).
Les positions sur les dettes émises par des agences ont quant à elles crû de seulement un milliard de dollars à 119 milliards. Les obligations corporate, qui offraient en février des rendements toujours alléchants, ont vu leurs flux acheteurs s’accroître de 3 milliards de dollars à 134 milliards. A contrario, les actions américaines ont encore été boudées par les investisseurs étrangers, avec des dégagements de 5 milliards de dollars.
Les Etats-Unis ne font pas l’exception. De fait, la Chine a enregistré en mars une chute de l’investissement direct étranger de 9,5 % à 8,4 milliards de dollars.
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