La FSA reconnaît des erreurs dans la surveillance de Northern Rock
Tout en défendant son système de régulation, l’autorité des marchés britannique corrige la supervision des acteurs financiers
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Baptiste Aboulian, à Londres
Le gendarme financier britannique bat sa coulpe. La FSA (Financial Services Authority) vient de publier, hier, les conclusions d’une enquête interne sur la supervision de la Northern Rock jusqu'à la faillite du modèle de financement de la banque en septembre 2007. Verdict : le contrôle n’était pas « d’une intensité suffisante ou d’une rigueur appropriée pour affronter le conseil d’administration et les dirigeants sur leurs pratiques de gestion du risque et sur leur compréhension des risques posés par le modèle économique ».
Dès le début de la crise de liquidité chez Northern Rock, aujourd’hui nationalisée, la surveillance par la FSA des plus gros acteurs financiers a fait l’objet de critiques. L’autorité confirme elle-même aujourd’hui des manquements. Elle en liste quatre principaux. Il y a eu, ainsi, un manque « d’engagement » avec Northern Rock sur la « vulnérabilité du modèle économique dans le cas de conditions de marchés variantes ». L’enquête interne fait aussi état d’une supervision inappropriée de la hiérarchie : elle n’a pas bien mesuré « la qualité, l’intensité et la rigueur du contrôle » de Northern Rock. Enfin, les « ressources » utilisées pour surveiller la banque étaient « inadéquates » et la FSA n’a pas su faire remonter les informations pour dicter ses actions de supervision.
Le régulateur entend tirer les conclusions de l’épisode Northern Rock. Il vient de lancer un « programme d’amélioration » de ses activités de surveillance des firmes régulées. Parmi les changements cités, la FSA compte mettre en place un nouveau groupe de superviseurs, dédier plus de ressources au contrôle des grandes institutions financières, améliorer la formation et s’assurer que la liquidité est désormais une préoccupation centrale.
La FSA n’est pourtant pas sortie d’affaire. Le Financial Services Consumer Panel, qui défend les intérêts des épargnants, a regretté l’absence d’un auditeur « indépendant ». Les représentants de la Place de Londres auront à cœur, par ailleurs, de redorer le blason d’une régulation-étendard qui leur a servi à conquérir des marchés internationaux.
Ainsi, le régulateur a profité de l’exercice pour affirmer son soutien à cette régulation légère en réglementations. Elle pointe du doigt les dirigeants et les conseils administrations qui « portent la responsabilité première pour assurer la bonne santé financière » de leurs entreprises.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides