La demande pour les bons du Trésor atteint des sommets en cette fin d’année. Le programme de financement 2012 pourrait être dévoilé ce matin
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Alexandre Garabedian
La France est sans doute sur le point de perdre son précieux triple A, mais ses coûts de financement à court terme ne s’en ressentent pas, au contraire. L’Agence France Trésor a émis hier des bons (BTF) à 3 mois à un taux moyen de 0,005%, après avoir reçu 9,15 milliards d’euros de demande pour 3,5 milliards de bons du Trésor placés.
Seule l’incapacité du système à afficher des taux négatifs a empêché les investisseurs de payer pour avoir le droit de détenir du papier court français. Sur le marché secondaire, en revanche, en fin d’après-midi, le BTF trois mois affichait un taux négatif de -0,05%, plus bas encore que le Bubill allemand trois mois (-0,04%).
L’AFT a aussi émis à des conditions avantageuses des BTF à 6 mois et à 12 mois, à des taux moyens respectifs de 0,034% et 0,176%. Les bons à 175 jours ont attiré 3,9 milliards d’euros de demande pour 1 milliard émis. A 329 jours, 1,5 milliard d’euros de BTF ont été vendus contre une demande de 2,78 milliards.
Les coûts de financement à court terme de la France n’ont cessé de diminuer ces dernières semaines, malgré les tensions qui ont affecté la zone euro et la volatilité observée sur les rendements à moyen long terme. La semaine dernière, les BTF 3 mois étaient partis à 0,22%. Il y a un mois, le taux moyen avait atteint 0,485%. Plusieurs facteurs pourraient expliquer que des investisseurs acceptent aujourd’hui du taux zéro sur ce type de papier: demande émanant de banques centrales, volonté des banques de sécuriser leurs placements avant le passage de fin d’année…
De manière générale, malgré l’environnement chahuté, l’année 2011 devrait constituer le deuxième meilleur millésime de tous les temps pour l’AFT en matière de coût de financement. Le taux moyen pondéré des émissions d’une maturité supérieure à un an (hors indexées sur l’inflation) s’établit à 2,80%, après le record à la baisse atteint lors de l’exercice 2010, à 2,53%, et contre une moyenne de 4,15% entre 1998 et 2007.
Reste à savoir si la France pourra contenir ce coût en 2012 compte tenu du premier trimestre difficile que les experts promettent à la zone euro. L’AFT, qui envisageait fin septembre 179 milliards d’euros d’émissions à moyen long terme en 2012, pourrait dévoiler ce matin son programme de financement définitif.
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