La France doit redorer le blason de sa gestion alternative
Selon une étude de Reinhold & Partners, une mauvaise image et une fiscalité défavorable limitent la levée de fonds auprès des gros investisseurs
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
La gestion alternative française n’est pas compétitive. «Une image détestable, pas de marché domestique, sont deux freins majeurs à toute velléité d’implantation et à toute possibilité de développement, pour les sociétés existantes». Tel est le constat d’une étude publiée par Reinhold & Partners réalisée auprès d’environ 200 acteurs internationaux en partenariat avec l’Association française de gestion financière (AFG). Elle dresse un état des lieux de l’attractivité de la France dans le secteur et a servi de base aux récents travaux de Paris Europlace.
Alors qu’elle connaît un bon essor dans les pays anglo-saxons, la gestion alternative française ne s’est pas développée comme espéré, c’est le constat de départ de l'étude. Pour 66% des gérants francophones interrogés et 80% des anglophones, s’installer en France ne procure aucun avantage concurrentiel. Le terme même de « hedge fund » revêt dans l’Hexagone une connotation péjorative, qui a atteint les investisseurs institutionnels français. Déjà très limités par leurs propres réglementations, ceux-ci se sont séparés de leurs investissements alternatifs.
Souffrant de rendements inférieurs à ceux de ses concurrents anglo-saxons et d’un manque de visibilité, la gestion alternative française n’attire par les investissements des grands fonds de fonds, family offices, ou fonds de pension, ce qui accentue encore l’écart avec les gérants installés au Royaume Uni (marché international des institutionnels) ou en Suisse (tournée vers la banque privée et les family offices). Ainsi, la totalité des gérants interrogés implantés en France, estiment que trouver des investisseurs en gestion alternative et a fortiori du seed money est un problème.
Mais l’étude pointe également du doigt la fiscalité française, peu attractive. Si les gérants français considèrent en majorité la fiscalité française défavorable, les gérants étrangers ne s’y intéressent même pas. En effet, plus de 40% d’entre eux se disent non informés sur la fiscalité des entreprises en France et environ 50% sur la fiscalité des particuliers et 60% sur la fiscalité des produits financiers.
Le secteur n’en reste pas moins animé. Sagard souhaite ainsi céder les 45% qu’il détient dans le gérant français Olympia Capital Management. Un autre acteur de la place, Allianz Alternative AM, vient d’être vendu à Nexar Capital, monté par des anciens de SGAM AI.
Vingt ans après ses principaux concurrents, la filiale française de l’assureur italien veut se doter d’un établissement de crédit pour asseoir sa position d’assureur patrimonial.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Samedi 29 août, aux journées d'été du PS, le candidat à la présidentielle François Ruffin s’en est pris à la primaire du PS et de Place publique. Il y voit « une démarche presque antipopulaire »
Vendredi 28 août au soir, un important incendie a été provoqué par une frappe de drone russe, qui visait un entrepôt contenant des explosifs en périphérie de Kiev. Le bilan s'est alourdit à 37 morts, selon Timur Tkatchenko, le chef de l’administration militaire régionale