La France adresse à la finance londonienne des messages brouillés
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Philippe Mudry
Tout à sa volonté de séduire la finance qui songe à quitter Londres, la France multiplie à son intention les signes de bienvenue. Hélas nombre d’élus ne sont pas sur cette longueur d’onde.
Dans le camp décidé à profiter des déboires de la City, on trouve Matignon qui coordonne les initiatives gouvernementales.
De natures fiscales, administratives, voire personnelles, elles sont certes limitées mais bienvenues.
Cette politique est soutenue par les professionnels de la Place et par d’autres centres de décision politiques et économiques.
Citons la Région Ile-de-France, la ville de Paris, ou les Hauts-de-Seine et de l’établissement qui cogère le quartier de la Défense qui viennent de lancer une campagne de pub visant les éventuels transfuges financiers.
Mais une arrière-garde tenace n’en a cure et continue à faire de l’instabilité fiscale son passe-temps favori.
Quitte à fabrique des épouvantails propres à dissuader les candidats à l’exil de choisir la France.
La bataille engagée par la rapporteure du Budget Valérie Rabault autour de la CSG des retraités est caractéristique à cet égard.
Pour alléger le prélèvement sur les retraités les plus modestes, elle ferraille pour remettre en cause la fiscalité des actions gratuites adoptée dans le cadre de la loi Macron.
La désinvolture avec laquelle est remise en cause à l’emporte-pièce une décision votée il y a un an est navrante.
Car il existe bien sûr d’autres façons de financer cette mesure sur la CSG si tant est qu’elle soit justifiée.
Tant que le grand jeu du législateur consistera à détricoter chaque jour les mesures tricotées la veille, convaincre l’étranger de l’attractivité de la France aura toute chance de demeurer mission impossible.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
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