La Française AM mise sur la « french touch » pour se développer

L’ex UFG-LFP vise une meilleure reconnaissance à l’international et auprès des particuliers. Le groupe estime avoir bien traversé les turbulences de l'été
Florent Le Quintrec

En se rebaptisant La Française AM, UFG-LFP entend développer sa visibilité en France et à l’international et notamment auprès des particuliers. Ce changement, qui renoue en partie avec la Française des Placements, prendra effet le 29 septembre.

«Nous pensons que le désengagement progressif de l’Etat providence a enclenché un processus de ‘désinstitutionalisation’ de l’épargne au profit des sociétés de gestion, gérantes de l'épargne, et des conseillers spécialisés », explique Xavier Lépine, président du directoire du groupe. «Et quand vous vendez vos produits aux conseillers de la clientèle privée, ils se basent aussi sur la notoriété du gérant auprès de leurs clients.» Ce choix vise également à mettre en avant la french touch, à savoir une gestion obligataire et monétaire qui propose des produits flexibles et diversifiés, estime Xavier Lépine.

Afin de se développer à l’international, le groupe a ouvert des bureaux à Madrid, Milan et Luxembourg et compte désormais se concentrer sur leur rentabilité. «Je pense que cela prendra deux ou trois ans», prévoit-il.

UFG-LFP, qui gère 35,2 milliards d’actifs, maintient son objectif d’atteindre 48 milliards d’euros à fin 2015, dont 2,7 milliards hors de France, contre environ 700 millions à ce jour. Xavier Lépine considère que son groupe a plutôt bien traversé les turbulences de l’été sur les marchés financiers. «La collecte reste très bien orientée sur l’immobilier (SCPI de rendement) notamment de bureau, car ce sont des actifs réels et rentables, non soumis aux aléas boursiers.» La société a en revanche connu une légère décollecte sur les actions et les fonds flexibles. Mais la performance de ces derniers a bien résisté, assure le président, les fonds ayant réduit leur exposition aux actions et fui les valeurs financières. Les fonds à performance absolue affichent, eux, des rendements compris entre -1% et +1% depuis le début de l’année, selon Xavier Lépine, tandis qu’en Europe, ils accusent en moyenne une baisse de 6,24% selon les données HFR. L’obligataire a davantage souffert, en raison notamment de la dette bancaire.

La collecte nette s’établit à +1,5% depuis le début de l’année, le long terme ayant compensé la baisse en monétaire. Sur 2011, le groupe prévoit «une petite année» de collecte, avec un supplément de 500 à 600 millions d’euros en immobilier et de quelque 500 millions en valeurs mobilières, contre 1,5 à 2 milliards au total les autres années.

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