La flambée de l’or est bien loin encore de décourager les investisseurs
Ceux qui vendent de l’or aujourd’hui font une grande erreur», estime l’économiste d’Euro Pacific Capital Michael Pento, pour qui le marché haussier du métal précieux aura vécu lorsque les taux d’intérêt réels seront positifs. Et «nous en sommes très loin», assène-t-il.
L’once d’or n’en finit certes pas de briller sur les marchés financiers, volant de record en record (jusqu’à 1.424,60 dollars le 9 novembre), son cours ayant presque doublé depuis que la Réserve fédérale a entamé la baisse des taux directeurs en septembre 2007. Michael Pento vise une once d’or à 1.800 dollars fin 2011, tandis que les analystes du secteur chez Goldman Sachs sont à peine moins offensifs en visant 1.650 dollars. Analyste chez Erste Group Bank, Ronald Stöferle, qui table sur une once à 1.600 dollars dès le mois de juin prochain, assure en effet que l’or n’est rien de moins désormais que «la devise de référence». «La Fed peut bien battre monnaie, elle ne peut pas pour autant garantir la confiance dans le dollar», plaide-t-il.
Il n’empêche, même s’il s’élève encore à un niveau supérieur de 40% à la moyenne des cinq dernières années, le solde des contrats longs sur l’or sur le marché du Comex a baissé de 11% selon la CFTC américaine sur la semaine au 16 novembre. Et Bloomberg relève que le marché des ETP (Exchange traded products) adossés à l’or représente 2.088 tonnes du métal, soit tout de même l’équivalent de 9 années de production des Etats-Unis, ou davantage que les réserves officielles de n’importe quelle banque centrale hors celles des Etats-Unis, de l’Allemagne, de l’Italie ou de la France.
D’où l’existence apparente d’une «bulle», quelles que soient les perspectives d’évolution des cours. «Le tout est de savoir où l’on se situe dans cette bulle» a lancé George Soros la semaine passée. L’investisseur, qui a souligné que les pressions déflationnistes actuelles et la crainte de l’inflation constituaient tout simplement un cadre «idéal» pour la poursuite de la hausse des cours de l’or, n’en appelle pas moins à la vigilance. De nombreux hedge funds sont lourdement exposés au métal précieux, a-t-il prévenu, et toute bulle finit le plus souvent par éclater après une telle hausse «parabolique». Plus dure serait donc la chute, aux dires de l’oracle, dont les engagements au sein de Soros Fund Management trahissent pourtant encore un réel engouement pour l’or.
Plus d'articles du même thème
-
Kerialis a confié la gestion de son portefeuille de retraite à Sienna et Axa
Le fonds de retraite professionnelle supplémentaire des salariés des cabinets d'avocats met fin à une délégation de gestion de vingt ans confiée à Axa et a sélectionné deux mandataires pour gérer en direct un portefeuille de 1,37 milliard d'euros. -
L'AFG promeut dans un livre blanc la retraite supplémentaire par capitalisation
A l'occasion du Paris Finance Forum organisé ce 9 juin par Paris Europlace, Philippe Setbon, le président de l'association professionnelle, a annoncé la sortie d'un livre blanc promouvant ce régime pour relancer le débat à un an de l'élection présidentielle. -
Rubis contient les nouvelles ambitions d’un actionnaire activiste
Le premier investisseur du spécialiste de la distribution de produits pétroliers n’est pas parvenu à ses fins lors de l’assemblée générale du groupe. -
La Banque du Canada laisse son taux inchangé à 2,25%
Alors que le PIB s’est contracté au premier trimestre, le comité de politique monétaire canadien considère que l’inflation à 2,8% n’est que temporaire, ce qui ne nécessite pas d’intervenir sur les taux. -
Alstom verdit son financement avec une nouvelle obligation hybride
L’émission de 700 millions d’euros conforte, pour l’heure, la notation prisée de l’émetteur en catégorie investisseurs. -
L’actionnariat salarié séduit plus que jamais entreprises et collaborateurs
Un nouveau record a été enregistré l'an dernier avec 4,4 milliards d’euros de souscriptions, pour 37 opérations. Le taux de souscription à l’international atteint pour la première fois les 30%. La souscription moyenne en France touche un plus haut à 5.333 euros.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Derrière l’affaire Uzès Gestion, la délicate question de la direction de fait
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- L'allègement du reporting ESG divise à Bruxelles
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
Contenu de nos partenaires
-
Souffler sur les braisesViolences à Belfast : pourquoi les émeutes éclatent si vite au Royaume-Uni
De violentes manifestations anti-immigrés ont éclaté mardi soir dans la capitale de l'Irlande du Nord, après une attaque au couteau attribuée à un ressortissant soudanais -
Voix basseAffaire Lyhanna : pourquoi le RN choisit la retenue
D'ordinaire prompt à s'emparer des faits divers pour imposer ses thèmes de prédilection, le RN réagit avec davantage de retenue à l'affaire Lyhanna. Et mise moins sur la surenchère que sur la dénonciation d'une faillite globale de l'Etat -
« Une célébrité surcotée » : Anthropic publie une version sécurisée de Mythos, son IA surpuissante
Anthropic dévoile une version bridée de son IA ultra puissante. Une annonce retentissante qui sert une stratégie de communication bien huilée : l’accès au public est en fait bordé par des tarifs dissuasifs et des garde-fous stricts