La fintech Yomoni lancera à l’automne sa gestion sous mandat 2.0
Yomoni franchit une nouvelle étape. Après avoir bouclé début juin une levée de fonds de 3,5 millions d’euros, la fintech française a annoncé à l’Agefi avoir obtenu en début de semaine son agrément de société de gestion auprès de l’AMF. Le sésame du gendarme boursier ouvre désormais la voie à la commercialisation, d’ici au quatrième trimestre, d’une offre de gestion sous mandat 100% en ligne, sous la forme d’un contrat d’assurance-vie investi en fonds indiciels (ETF).
«Notre dossier d’agrément a été traité en quelques mois, ce qui est satisfaisant», s’enthousiasme Mourtaza Asad-Syed, PDG de Yomoni et ex-responsable de la stratégie d’investissement chez Société Générale Private Banking. «Nous présentions des gages de sérieux, l’appui de nos partenaires a permis de renforcer notre crédibilité, et notre approche commerciale centrée sur la pédagogie s’accorde avec les prérogatives du régulateur», souligne-t-il.
Soutenue par Iena Venture, l’incubateur de Financière de l’Echiquier, et Crédit Mutuel Arkéa, tous deux entrés à hauteur d’un tiers du capital, Yomoni ambitionne de démocratiser la gestion sous mandat et vise 1 milliard d’euros d’encours d’ici 2017. «Notre objectif est de répondre à la demande de ceux qui se détournent du Livret A, qui veulent confier la gestion de leur épargne en comprenant les principes des décisions, sans pour autant s’en occuper contrairement à la gestion conseillée», décrypte le dirigeant.
En s’appuyant sur des algorithmes permettent au client de définir un profil de risque en quelques clics, la société propose au sein de son contrat d’assurance-vie dix allocations sous forme d’ETF. Un processus qui permet à Yomoni d’offrir des supports en unités de comptes (actions, obligations à haut rendement,...), plus performants que le traditionnel fonds en euros, pour des frais de 1,6% compétitifs par rapport aux mandats de gestion personnalisée des banques en ligne.
Pour l’heure en phase de «bêta testing», grâce au concours des employés et d’une centaine d’utilisateurs sélectionnés parmi 1.500 préinscrits, Yomoni voit plus loin. «Nous planifions pour la fin de l’année une offre comptes-titres pour les épargnants qui ont un horizon de placement plus court», indique Mourtaza Asad-Syed. Alors qu’elle s’appuie sur son dépositaire Suravenir pour le passage des ordres de ses contrats vie, Yomoni devra développer en interne une «tuyauterie» spécifique.
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