La finance verte peine à s’imposer dans les portefeuilles des Français
Dans un sondage publié à l’occasion de la semaine de l’ISR, le Forum pour l’investissement responsable (FIR) souligne le manque de connaissance du public et le manque de mise en avant de la finance éthique par les conseillers financiers.
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A.B., Agefi.fr
L’ISR suscite l’intérêt mais la transformation dans les chiffres tarde à se réaliser. Dans la septième édition de son enquête sur l’Investissement socialement responsable pour le FIR et Vigeo Eiris, l’institut Ipsos dévoile que 51% des français accordent une place importante aux impacts environnementaux dans leurs décisions de placements. Ils sont même 84% à estimer qu’il est important que les établissements financiers investissent dans les sociétés qui se battent contre le réchauffement climatique (84%) et pour le développement d'énergies renouvelables (85%). Un Français sur deux est d’accord avec l’idée que ses propres investissements puissent être orientés sur ces sociétés.
Mais dans les faits, les deux tiers des Français n’avaient pas connaissance du concept d’ISR avant l’enquête du FIR, un niveau quasiment identique à l’an dernier (66% contre 67%). Ce taux est toutefois inférieur pour les détenteurs de produits financiers, assurance vie (58%) épargne salariale (53%), actions (48%) et OPCVM (40%).
La mise en avant de ces produits ne semble pas favorisée par les conseillers financiers puisque seulement 4% des personnes interrogées affirment qu’elles se sont vues proposer des produits ISR par leur établissement financier (c'était déjà 3% l’an dernier). Ce taux est légèrement supérieur pour les détenteurs d'épargne salariale (9%, +3 points).
Le conseil financier semble pourtant représenter la voie d’avenir pour ces produits : seulement 22% des personnes interrogées se disent prêtes à demander d’elles-mêmes à leur banque d’investir pour eux dans des produits ISR alors que dans le même temps 40% des investisseurs individuels pensent que le conseiller financier possède l’information nécessaire pour les orienter vers ce type de placement (loin devant les ONG, les associations de consommateurs et les pouvoirs publics). Une donnée non négligeable à l’heure où deux investisseurs particuliers sur trois affirment qu’un engagement clair des institutions financières sur ces produits augmenterait la confiance qu’ils leur accordent.
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