La finance européenne pourrait être le fer de lance de la lutte contre le réchauffement
Pour redorer son blason terni par la crise, la finance a bien compris l’intérêt de s’investir dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Un groupe d’experts indépendants vient de proposer à la Commission européenne des mesures qui pourraient, une fois mise en œuvre, donner à la finance une couleur verte qui ne soit pas seulement de façade.
Est notamment préconisé l’établissement d’une nomenclature claire des investissements « soutenables », allant de ceux destinés à atténuer ou combattre le changement climatique à d’autres plus larges, comme la prévention de la pollution ou l’amélioration de la productivité agricole.
Cette typologie pourrait déboucher sur un label européen pour les fonds verts, et sur un standard en matière d’obligations vertes.
Autres recommandations, un reporting climat pour les institutions financières, appelé à devenir obligatoire en Europe d’ici 2020, une obligation de demander aux clients individuels en quête d’un produit d’épargne leur préférence en matière de développement durable.
Enfin est proposée l’obligation pour les fonds destinés aux particuliers ainsi que pour les indices agrégeant des produits financiers, comme le CAC40, de publier leur « signature climat », en clair, de démontrer qu’ils sont compatibles avec l’accord de Paris.
L’enjeu est important pour l’Union, invitée à s’inspirer de ces idées dans le plan d’actions qu’elle annoncera le 7 mars.
L’occasion est belle de prendre la direction de la bataille pour le climat laissée vacante par les Etats-Unis.
Il ne l’est pas moins pour la France, en quête d’une posture séduisante pour profiter du Brexit et dont la finance est très sensibilisée, et d’ailleurs souvent en pointe, sur la question du climat.
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