La finance et l’énergie devraient soutenir les fusions & acquisitions en 2011
Malgré des incertitudes sur le rythme de la reprise mondiale et la santé des marchés financiers, la reprise constatée cette année sur le marché des fusions et acquisitions devrait se poursuivre au cours des six à douze prochains mois. C’est du moins l’opinion des 125 dirigeants d’entreprise, responsables juridiques et financiers interrogés cet automne par Mergermarket et Merrill DataSite en Europe, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique. Selon l’étude découlant de cette enquête, le Vieux Continent fait preuve d’un optimisme notable, puisque 37% des répondants s’attendent à une augmentation «significative» du volume de transactions l’an prochain dans cette région contre seulement 15% pour l’Amérique du Nord et 17% pour l’Asie.
Un quart des personnes sondées considèrent que les transactions motivées par un besoin de restructuration («distress-driven operations») seront surtout visibles dans la construction et la finance. Ce secteur apparaît également au premier plan des rapprochements découlant d’un besoin de consolidation, à égalité avec l’énergie et les «utilities», mentionné par 24% des responsables. Suivent les technologies-médias-télécoms citées par 15% d’entre eux. Les services financiers figurent d’ailleurs «en tête des fusions & acquisitions en Amérique du Nord sur les neuf premiers mois de 2010, avec 313 opérations annoncées représentant environ 39 milliards de dollars», souligne l’étude.
Toutes zones confondues, 56% des responsables estiment que le financement de ces opérations «émanera avant tout des ressources internes aux entreprises» (trésorerie et cash flow) contre une proportion de 47% misant sur un recours à la dette bancaire; un quart seulement des répondants table sur un rôle actif des marchés de capitaux ou du private equity, ce qui devrait conforter la nature industrielle plus que financière des opérations. Enfin, 52% des responsables s’attendent à une hausse du coût de financement en Europe contre 40% en Asie et un tiers seulement en Amérique du Nord.
48% des responsables européens pensent que les rapprochements s’inscriront «exclusivement» dans une logique d’intégration horizontale contre seulement 23% en Asie et 28% en Amérique du Nord. Dans ces deux zones, respectivement 67% et 53% des sondés tablent sur une prévalence égale des transactions répondant à un besoin de consolidation horizontale ou verticale, contre 26% en Europe.
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