La Fed teste la réaction des banques à un choc sur la dette corporate
Le pire des scénarios des «stress tests» qui seront menés en 2015 envisage un écartement des spreads semblable à celui de 2008-2009.
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Alexandre Garabedian
Très attendus cette année en Europe, les stress tests bancaires sont devenus aux Etats-Unis un rituel depuis le vote de la loi Dodd-Frank. La Réserve fédérale a publié la semaine dernière le scénario macroéconomique des tests de résistance auxquels elle soumettra en 2015 les holdings bancaires affichant plus de 50 milliards de dollars d’actifs à leur bilan.
Pour cette session, 31 banques se soumettront à l’exercice, avec pour la première fois Deustche Bank, qui rejoint BBVA, HSBC, RBS et Santander dans le groupe des établissements d’origine étrangère. Pour la deuxième année, les huit plus gros acteurs du secteur passeront aussi un test spécifique mesurant le risque de marché et l’impact du défaut de leur plus grosse contrepartie. Ils devront tous afficher un ratio tier one minimum de 5% et un ratio de levier de 4%. La Fed étudiera trois scénarios: de base, adverse et «sévèrement» adverse. Dans ce dernier cas, celui d’une récession violente, le PIB des Etats-Unis se contracterait de 4,5% à fin 2015 par rapport à son niveau de fin septembre 2014. La contraction serait de 5% en zone euro et de 3,5% au Royaume-Uni sur la période. Dans le même temps, le prix du baril de Brent remonterait à 110 dollars, alors même qu’il avait plongé lors de la grande récession de 2008-2009.
Ce scénario hypothétique, qui n’est pas une prévision, est relativement similaire à celui de l’an dernier. Il table cependant sur un écartement plus important des spreads de la dette notée en catégorie investisseurs, de 170 à 500 points de base. Quant aux spreads sur le high yield, ils retrouveraient leurs sommets de 2007-2009. Les taux à 10 ans, eux, continueraient à baisser à 1%, tandis que les taux courts seraient proches de zéro. Le prix des actions s’effondrerait de 60% entre septembre 2014 et fin 2015, et celui de l’immobilier de 25% pour les logements et de 30% pour les bureaux.
Ces scénarios «limiteront la capacité des banques à se montrer agressives dans leur politique de retour de capital à leurs actionnaires», estiment les analystes de Guggenheim Securities. D’autant que la Fed n’hésite pas à sévir. L’an dernier, une seule des trente banques testées, Zions Bancorp, avait raté l’examen quantitatif. La Fed avait cependant recalé les programmes de dividendes de Citi et des filiales américaines de RBS, Santander et HSBC en raison de failles qualitatives dans leurs contrôles internes. Déjà montrée du doigt sur ce critère, Deutsche Bank peut trembler.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
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Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
A Strasbourg, l'assemblée générale annuelle de la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, le navire amiral du groupe, est une grand-messe destinée à mobiliser les élus et les salariés. Le digital, l'IA et la concurrence des néobanques ont émaillé tous les discours.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
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Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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