Wall Street a réagi favorablement à l’abaissement de 75 points de base des taux directeurs
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Thierry Arnaud, à New York
Frapper très fort, mais ne pas complètement épuiser ses ressources. Voilà le raisonnement qui semble avoir présidé à la décision du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale d’abaisser hier de 75 points de base ses taux directeurs. L’objectif sur les fonds fédéraux est porté de 3% à 2,25%. Le taux d’escompte, auquel les banques se refinancent auprès de la banque centrale, est ramené de 3,25 à 2,50%, moins de quarante huit heures après une baisse surprise de 25 points de base annoncée dimanche soir.
L’option plus radicale encore d’une diminution de 100 points de base, pronostiquée par certains économistes de Wall Street, a donc été écartée. Mais les investisseurs ont aisément surmonté un mouvement de déception modeste et passager à l’annonce de cette décision. Encouragés également par les résultats sensiblement supérieurs aux prévisions de Goldman Sachs et Lehman Brothers, ils ont porté l’indice Dow Jones vers un gain de 420,41 points, soit 3,51%, à 12.392,66 en clôture tandis que l’indice composite du Nasdaq enregistrait un bond de 4,19% à 2.268,26.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
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