La Fed estime pouvoir contenir les risques liés au troisième round d’assouplissement quantitatif
Le rapport coût-bénéfice du QE3 a été largement débattu au sein du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed. C’est au cours de sa dernière réunion, les 12 et 13 septembre, qu’il a voté en faveur d’un troisième tour d’assouplissement quantitatif, se matérialisant par l’achat de 40 milliards de dollars par mois de dette immobilière. Un effort d’une durée indéterminée.
Quelques participants ont fait part de leur «scepticisme» sur l’efficacité d’une telle mesure et plusieurs d’entre eux ont estimé que ces opérations pourraient «compliquer les efforts du Comité pour sortir d’une politique monétaire accommodante lorsque cela sera appropriée», indiquent les «minutes» publiées hier soir.
Comme pour se rassurer face aux écueils potentiels d’un tel programme - perturbation des marchés financiers et montée de l’inflation - «la plupart des participants ont estimé que ces risques pourraient être gérés dans la mesure où le Comité apporterait des ajustements à ces achats, tant que de besoin, en réaction à des changements conjoncturels ou à des bouleversements dans son appréciation de leur efficacité et de leur coût».
Leur discussion a également porté sur la nature des actifs à mettre dans le QE3, titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) ou emprunts d’Etat ? Certains ont jugé que «toutes choses étant égales par ailleurs, les achats de MBS seraient préférables car ils soutiendraient plus directement le secteur du logement, qui reste faible tout en montrant certains signes d’amélioration».
Alors que la promesse d’un maintien des taux bas court désormais jusqu'à mi-2015, de nombreux responsables ont indiqué que «spécifier des seuils chiffrés» relatifs à l’inflation et au chômage serait un meilleur moyen pour bâtir cette «forward guidance».
Mais certains ont en revanche considéré que de tels seuils seraient «trop simples pour capturer pleinement les complexités de l'économie et du processus politique ou pourraient être être interprétés de manière erronnée comme des seuils appelant une réponse automatique».
La publication de ces «minutes», qui montrent un large accord sur la nécessité d’un QE3, a fait remonter légèrement les rendements obligataires. Celui des T-Bonds à 10 ans, qui évoluait dans une fourchette de 1,60 à 1,66% depuis plusieurs séances, s’est hissé à 1,6715%.
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