La Fed divisée sur le soutien d’une économie américaine aux perspectives assombries
Alors que le nouveau round d’assouplissement quantitatif a été diversement perçu, les membres du FOMC ont évoqué des options plus radicales
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Antoine Duroyon
Photo: Andrew Harrer Bloomberg
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Pour relancer la machine, la Fed semble prête à étudier des stratégies les plus diverses. C’est ce que montre le compte rendu du FOMC publié hier soir. Le document révèle que les membres du comité ont tenu une vidéoconférence extraordinaire le 15 octobre au cours de laquelle ils ont évoqué la possibilité de se fixer des objectifs précis pour les rendements obligataires de titres à long terme. Une telle mesure aurait constitué un tournant dans la politique monétaire américaine.
Les membres du FOMC ont également songé à livrer un objectif chiffré d’inflation. Enfin, ils ont avancé l’idée de confier au président Ben Bernanke la responsabilité «de tenir des points de presse occasionnels afin de fournir au public des informations plus détaillées» que celles contenues dans les communiqués.
Si la solution d’acheter pour 600 milliards de dollars de Treasuries sur une période de huit mois a été retenue le 3 novembre à une majorité écrasante (10 voix pour, 1 contre), elle n’a pas suscité de consensus. Ainsi, «certains» participants ont exprimé des réserves sur le fait qu’une expansion supplémentaire du bilan de la Fed «pourrait mettre une pression baissière non désirée sur le dollar». D’autres, «nombreux», ont estimé que cette mesure risquait d’entraîner une «forte hausse de l’inflation».
«Ce qui est surprenant, c’est à quel point la division règne au sein de la Fed», estime Mark Vitner, économiste senior chez Wells Fargo. «Il est évident que c’est Bernanke qui porte le poids de la décision alors que la Fed est une instance collégiale; ça peut affecter l’efficacité du programme», ajoute-t-il. Ils ont dans l’ensemble reconnu des avantages à une approche «plus progressive».
L’institut laisse entrevoir ses dissensions internes alors que l’horizon de l'économie américaine s’assombrit. La Fed s’attend à ce que la croissance américaine progresse de 3% à 3,6% l’an prochain, contre une estimation précédente de 3,5% à 4,2% en juin. Selon l’estimation révisée publiée hier, le PIB est ressorti au troisième trimestre en hausse de 2,5% en rythme annualisé (2% en première estimation). De fait, la morosité économique conduit la Fed à anticiper un niveau de chômage toujours élevé, autour de 9% fin 2011 contre un niveau actuel de 9,6%.
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Dans le détail, l’accord prévoit le développement de 17 champs stratégiques, qui ont un potentiel de 65 milliards de barils de pétrole. L’investissement serait de plus de 100 milliards de dollars pour plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour Caracas