Son comité de politique monétaire, qui a maintenu les taux directeurs, estime que le ralentissement observé aux Etats-Unis au premier trimestre est transitoire.
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Les investisseurs ont globalement interprété le message du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale positivement.
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U.S. Government Work
Alors que le comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale a sans surprise décidé à l’unanimité de maintenir ses taux directeurs dans une fourchette de 0,75% à 1%, les investisseurs attendaient surtout des indications sur lecalendrier du resserrement monétaire de la banque centrale, après la publication de chiffres mitigés sur la croissance américaine.
Sur ce plan, le FOMC a fait preuve d’optimisme, qualifiant de «probablement transitoire» le ralentissement observé au premier trimestre – le PIB des Etats-Unis a augmenté de 0,7%, soit sa plus faible hausse depuis début 2014. Le comité souligne en outre que «le marché du travail a continué à se renforcer». Il «s’attend toujours, en ajustant la stratégie de politique monétaire, à ce que l’activité économique poursuive sa progression à un rythme modéré, que le marché du travail se renforce quelque peu et que l’inflation se stabilise autour de 2% à moyen terme». Le FOMC suit de près deux indicateurs: l’inflation et les évolutions économiques et financières mondiales.
Concernant le calendrier et l’ampleur des hausses de taux, le comité reste imprécis. Il «s’attend à ce que le contexte économique évolue de manière à permettre des hausses graduelles du taux des Federal funds. Il devrait demeurer pour quelque temps inférieur aux niveaux qui devraient prévaloir à plus long terme. Toutefois, la trajectoire réelle du taux dépendra des perspectives économiques».
Les investisseurs ont globalement interprété ce message positivement. «Cette déclaration est conforme à l’idée que la Fed augmente son taux à l’occasion de sa réunion de juin. Une autre hausse interviendra en septembre, mais nous anticipons désormais que la Fed remplace un relèvement des taux par une annonce sur la normalisation de son bilan en décembre», écrit Thomas Julien, économiste chez Natixis – une façon de resserrer sa politique monétaire sans menacer la croissance. Ryan Sweet, économiste chez Moody’s Analytics, escompte également une hausse en juin, tandis que le stratégiste de CitiFX Todd Elmer estime que le ton de la déclaration laisse entendre que la Fed ne se laissera pas distraire de sa route vers une normalisation mesurée – «mais pas suffisamment pour pousser le marché à intégrer une accélération du rythme du resserrement après juin».
James Knightley, économiste chez ING, voit dans les derniers indicateurs économiques américains des signes que le FOMC pourrait revoir ses projections de hausse des taux. L’économiste n’anticipe qu’une seule hausse, celle de juin, de 25 points de base.
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