La faiblesse des taux porte l’investissement en immobilier de bureaux
Les volumes investis ont atteint 14,1 milliards d’euros l’an dernier. Un montant en hausse de 40% sur un an grâce aux grandes transactions.
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Patrick Aussannaire
Le marché de l’investissement affiche un dynamisme impressionnant. Sur 2014, le montant investi en immobilier de bureaux dans la région Ile-de-France a progressé de 18% par rapport aux quatre trimestres achevés fin septembre et de 40% par rapport à fin 2013 pour atteindre un montant de 14,1 milliards d’euros, selon BNP Paribas Real Estate. Cushman & Wakefield estime que 6,4 milliards d’euros ont été investis dans Paris intra-muros et 4 milliards dans le seul Quartier Central des affaires. Avec 1,9 milliard, La Défense affiche également sa meilleure année depuis le début de la crise. L’investissement en régions a également enregistré une hausse de 21% à 1,7 milliard.
«Cet excellent résultat tient avant tout à la concrétisation de grandes transactions réalisées par des investisseurs français et étrangers aux capacités d’investissement considérables, dans un contexte financier particulièrement favorable au compartiment immobilier en raison de la faible rémunération des marchés obligataires et d’une plus forte volatilité des marchés boursiers», explique Cushman & Wakefield. Les opérations d’un montant supérieur à 100 millions d’euros ont ainsi concentré 68% des volumes investis l’an dernier, contre 48% en 2013, avec trois transactions dépassant même le milliard d’euros (Cœur Défense, Klépierre / Carmila et Risanamento).
Malgré la chute du taux de rendement moyen des bureaux loués de 76 pb en un an à un plus bas de 5,44% fin 2014, la rémunération reste bien supérieure à celle des obligations d’Etat françaises, de 0,68% sur 10 ans et 1,4% sur 30 ans. Le Crédit Foncier explique que les investissements ont bénéficié d’une abondance de liquidités à placer et d’une prime de risque qui a bondi à 283 pb pour les produits «core», contre 76 pb en 2008.
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