La faiblesse de l’inflation calme les ardeurs de la Fed
La Réserve fédérale est ressortie très partagée quant à l’opportunité d’une hausse des taux rapide.
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Antoine Landrot
La perspective de voir l’inflation décoller à court terme, le principal signe qu’attend la Fed pour remonter ses taux, semble loin aux yeux du FOMC.
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Bloomberg
Les déclarations des responsables de deux antennes régionales de la Réserve fédérale (Fed) mardi avaient agité le marché : William Dudley et Dennis Lockhart, présidents respectifs des Fed de New York et d’Atlanta, jugeaient possible une hausse des taux directeurs dès la prochaine réunion de son Comité de politique monétaire (FOMC), les 20 et 21 septembre.
Hier, la publication des minutes de la réunion des 26 et 27 juillet – au cours de laquelle le FOMC a maintenu sa politique inchangée – montre que les avis sont plus partagés que cela.
Selon le texte, plusieurs membres du comité «ont prédit que le contexte économique rendrait bientôt nécessaire de franchir une nouvelle étape dans l’abandon d’une politique accommodante». Mais la perspective de voir l’inflation décoller à court terme, le principal signe qu’attend la Fed pour remonter ses taux, semble loin aux yeux du FOMC.
La plupart de ses 17 membres «ont perçu relativement peu de risques que de nouvelles tensions sur le marché du travail génèrent une augmentation non voulue des pressions inflationnistes». De plus, lit-on dans les minutes, «plusieurs membres ont suggéré que le comité aurait amplement le temps de réagir si l’inflation s’accélérait. Ils ont préféré reporter une nouvelle hausse des taux des Federal funds jusqu’à ce qu’ils soient davantage certains que l’inflation s’approche durablement des 2%», l’objectif que la Fed a fixé pour un resserrement monétaire. Aucune échéance n’est mentionnée dans le rapport.
Si, à l’issue de sa réunion de juillet, le FOMC avait dans son communiqué souligné une diminution des risques sur les perspectives économiques à court terme, le vote en faveur du Brexit et son lot d’incertitudes pour de nombreux pays partenaires des Etats-Unis étaient néanmoins dans certaines têtes.
Les marchés sont dans le flou. Les contrats futurs sur les Fed funds montrent que les investisseurs jugent la probabilité d’une hausse des taux cette année à environ 50/50, comme avant la publication des minutes. Selon l’indicateur FedWatch de CME Group, la probabilité d’une décision en décembre est tombée de 58% à 47% chez les traders après publication.
Sur le marché des changes, le dollar a effacé ses gains face à l’euro, au yen et au franc suisse hier soir. A l’inverse, les prix des bons du Trésor américain à échéance courte ont réduit leurs pertes. Wall Street est restée hésitante, les principaux indices progressant de façon minime. Les Bourse latino-américaines ont clos dans le même registre, entre faible hausse ou légère baisse.
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