La Banque centrale américaine a sans surprise maintenu le statu quo, mais a relevé des signes positifs sur l’économie américaine.
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Antoine Landrot
La décision de la Fed n’a pas fait réagir la Bourse de New York qui finit sur une note stable.
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Photo Fed.
Maintenant que le vote du Brexit est passé sans déclencher d’ouragan, la Réserve fédérale (Fed) peut avancer lentement vers l’idée d’une hausse des taux d’intérêt avant la fin de l’année. Si, conformément aux attentes du marché, son Comité de politique monétaire (FOMC) a maintenu en l’état ses taux directeurs à 0,25-0,50% au terme de sa réunion mensuelle achevée hier, il a préparé le terrain en distillant plusieurs éléments favorables à une possible reprise de la hausse des taux lors de sa prochaine réunion des 20 et 21 septembre.
Les membres du FOMC ont ainsi revu favorablement leur analyse de la conjoncture américaine : «les risques qui pèsent sur les perspectives à court terme de l’économie ont diminué», indiquent-ils dans le communiqué de l’institution. Outre une croissance «modérée», ils mentionnent deux autres facteurs positifs : «la création nette d’emplois a été appuyée en juin, après sa faible progression en mai. Dans l’ensemble, les salaires ainsi que d’autres indicateurs du marché du travail attestent d’un certain accroissement de l’utilisation de la main d’œuvre au cours des derniers mois. Les dépenses des ménages ont fortement augmenté», énumèrent-ils.
Côté face, l’investissement fixe des entreprises a faiblement évolué et, surtout, l’inflation est restée sous l’objectif de 2% à plus long terme fixé par le FOMC, «reflétant les reculs précédents des prix de l’énergie et des importations hors-hydrocarbures». La probabilité de l’atteinte de l’objectif constitue un signal majeur pour la Fed pour reprendre le resserrement de sa politique monétaire, après une première hausse en dix ans en décembre 2015. En outre, la perspective des élections présidentielles en novembre pourrait mettre un frein à une hausse des taux dès septembre.
La décision de la Fed n’a pas provoqué de réactions flagrantes à court terme sur les marchés. La Bourse de New York a terminé sur une note stable, l’indice Dow Jones reculant de 0,01% (à 18.472,17 points) et le S&P 500, plus large, perdant 0,12% (à 2.166,58 points). Le Nasdaq Composite s’est adjugé 0,58% (à 5.139,8 points). «Même si elle est ténue, la possibilité d’un relèvement des taux d’intérêt en septembre est de nouveau d’actualité. La contagion financière du Brexit aux Etats-Unis s’étant révélée limitée, le trimestre à venir pèsera davantage sur la date choisie pour une décision prochaine de la Fed», estime Michael Metcalfe, responsable de la stratégie global macro chez State Street Global Markets.
Suite à une rumeur de la presse locale, Mirae Asset Securities a confirmé étudier l’acquisition d’une société de courtage japonaise afin de renforcer sa présence internationale. Le groupe sud-coréen précise toutefois n’avoir encore arrêté aucune cible et indique que cette démarche est indépendante de Toss Securities, cité par la presse comme partenaire potentiel.
Capital Group a recruté Guillermo Veiga au poste de directeur des systèmes d’information (chief information officer). Il rejoindra la société en novembre, succédant à Marta Zarraga, qui partira à la retraite à la fin de l’année. Guillermo Veiga s’installera en Californie depuis Singapour, où il occupe actuellement le poste de group chief information and operations officer chez Standard Chartered Bank.
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