« La faiblesse de l’euro, seule, ne suffira pas à relancer l’économie »
Marjorie Sonigo et Florence Mosse-Colin, à la gestion privée de Credit Suisse France
Publié le
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Quels sont les arguments qui plaident en faveur d’un rebond des marchés en Europe par rapport aux Etats-Unis ?
Marjorie Sonigo et Florence Mosse-Colin : En raison des problèmes d’endettement, le marché européen a récemment été plus affecté que le marché américain. Cependant, les sociétés européennes se caractérisent aujourd’hui par des valorisations très faibles et donc attractives. Aujourd’hui les investisseurs sont focalisés sur les décisions gouvernementales mais un jour viendra où les fondamentaux reprendront le dessus. En effet, les bilans des entreprises sont sains et les résultats probants.
Dans le cas d’un rebond de la zone euro, nous continuons à nous concentrer sur les «méga-tendances»: croissance des marchés émergents, luxe, matières premières, vieillissement de la population, infrastructures…
Quel sera l’impact de la baisse de l’euro sur les Bourses européennes ?
Le principal impact est peut-être finalement positif puisque grâce à la hausse du dollar d’environ 13% depuis le début de l’année, les sociétés européennes ont retrouvé un avantage compétitif non négligeable qui leur permettra de continuer à délivrer de bons résultats même si l’environnement macroéconomique reste difficile et manque de visibilité. Cette meilleure compétitivité pourra avoir à terme un impact positif sur la croissance et sur les déficits. Mais il faut être conscient que la faiblesse de l’euro, seule, ne suffira pas à relancer l’économie. Ceci bénéficie malgré tout aux entreprises exportatrices telles que les sociétés du secteur du luxe, un grand nombre de sociétés allemandes, ou même les valeurs industrielles telles que Schneider, Air Liquide…
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable