« La faiblesse de l’euro ne suffit pas à nous inciter à relever nos objectifs »
Philippe Percheron, multigérant au CM-CIC Asset Management
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : La faiblesse actuelle de l’euro face au dollar pourrait-elle vous inciter à modifier vos objectifs sur les indices actions ?
Philippe Percheron : L’euro, victime de la crise grecque qui a révélé à quel point les dirigeants européens avaient du mal à parler d’une seule voix, a vu sa parité se dégrader à mesure que la crise s’aggravait. Une baisse qui, même si elle survient pour de mauvaises raisons, est une bonne nouvelle pour les entreprises européennes qui retrouvent plus de compétitivité, et qui contribue à l’amélioration des marges. Finalement elle aura un impact positif sur les profits des sociétés européennes. Ajoutons que les grandes valeurs de l’Eurostoxx50 sont largement mondialisées et ne réalisent, en moyenne, que 18% de leur bénéfice en Europe. Compte tenu de ces éléments, de l’amélioration de la microéconomie et sous réserve que la généralisation des plans d’austérité ne casse pas la croissance qu’on enregistre sur les premiers mois de 2010, il n’y a pas lieu de modifier nos objectifs sur les indices.
Pourquoi n’accordez-vous quasiment pas de potentiel de hausse au S&P 500 ?
Nous avons affiché, il est vrai, des objectifs modestes en début d’année sur les indices américains qui sont depuis le début de l’année en forte surperformance, en particulier face aux marchés européens. Pour autant, malgré tous les atouts de la bourse américaine - très grandes liquidité, économie en reprise, croissance des bénéfices et maintenant des chiffres d’affaires -, sa surperformance est surtout due aux mauvais résultats de la zone euro. Et, aujourd’hui, les perspectives de résultats à venir sont déjà bien intégrées dans les cours.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides
La régie publique qui alimente les Parisiens en eau potable a des sources au sud-est de Fontainebleau et des aqueducs qui traversent la forêt. Mais les incendies – et les produits utilisés pour les éteindre – n'ont pas pollué l'eau et ont peu de chances de le faire
Xi Jinping orchestre une nouvelle alliance stratégique réunissant une trentaine de pays pour contrer l’influence américaine dans l’IA au nom d’une coopération qui questionne le vrai pouvoir derrière cette technologie