La diversité des modèles de croissance est aussi une chance pour la zone euro
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Sylvain Broyer, Natixis
Les régimes de croissance des pays de la zone euro étaient très différents avant la crise. Ils le restent aujourd’hui, puisqu’on distingue: ceux dont la croissance a été principalement tirée par le crédit et qui doivent corriger aujourd’hui un excès d’endettement, privé (Espagne, Irlande, Portugal) ou public (Grèce); ceux qui ont modérément utilisé le levier d’endettement mais axé leur croissance sur la demande domestique (France) et les exportations intra-Union (Italie); enfin ceux qui n’ont pas tiré leur croissance de l’endettement mais des exportations hors de l’Union, voire hors G7 (Pays-Bas) et ont renforcé la compétitivité-coût au détriment de la demande domestique (Allemagne, Autriche).
Pour le premier groupe de pays, la récession domestique sera longue et profonde, ce qui handicape par ailleurs le second groupe. Après avoir plus subi la récession mondiale que les autres, le troisième groupe jouit aujourd’hui d’une croissance dynamique. Les fondamentaux sont suffisamment sains (faibles chômage et déficit) pour que la faiblesse des taux stimule (un peu) l’investissement privé. Or, ces pays assurent près de la moitié du PIB de la zone euro.
La diversité des modèles, souvent décriée, se révèle donc être une chance pour la zone euro après la crise. Grâce à elle, les perspectives de croissance sont moins déprimées que dans les zones monétaires dollar, yen ou sterling, qui s’appuient sur un seul modèle de croissance.
Cela signifie-t-il que la BCE relèvera ses taux plus rapidement? Pas forcément, car la BCE fait la politique monétaire du maillon faible, en l’occurrence des banques irlandaises, grecques, sans oublier certaines banques allemandes. De plus, les pays qui tirent aujourd’hui la zone euro ont des régimes de croissance peu inflationnistes. Une situation attrayante pour les actifs en euros.
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