La détente de la volatilité de l’Eurostoxx 50 se poursuivra
Le mouvement devrait être de nature à favoriser la prise de risque et par conséquent la hausse des marchés actions
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Daniel Roy - Newedge
Sur les marchés actions, 2009 est une répétition de 2003. Dans les deux cas, les indices ont inscrit leur plus bas la seconde semaine de mars, et quasiment au même niveau. Ensuite, les volatilités historiques comme implicites (VI) ont suivi des chemins parallèles, révélant que d’une crise à l’autre les réactions des investisseurs sont semblables.
Si l’histoire est un guide, à quoi peut-on s’attendre ? Comme en 2003, la VI des indices devrait continuer à se détendre. Répétition historique mise à part, un recul de la VI est cohérente avec les variations constatées. En effet, la VI 90J de l’Eurostoxx 50 avoisine 28 %. Or, depuis le rebond entamé le 9 mars, l’indice a varié en moyenne de 1,5 % par jour soit 24 % sur une base annualisée. Sur mai, les variations journalières n’atteignent plus que 1,2 %, ou 18 % en annualisé. Les variations en cours de journée se réduisent également. Si l’écart moyen entre le plus bas et le plus haut de l’Eurostoxx 50 se monte à 2,8 % depuis le 9 mars, il descend à 2,4 % sur le mois de mai. Dans un tel contexte, banques et teneurs de marché sont plus incités à vendre la volatilité qu’à l’acheter.
Bien sûr, la baisse de la VI ne se fera pas sans obstacle, l’un des plus évidents étant les résultats du deuxième trimestre. Toutefois, l’enjeu des résultats du premier trimestre était plus important encore - la reprise étant alors naissante - sans contrer pour autant la détente du risque. Depuis lors, les signes de reprise s’accumulent. Sauf catastrophe, la saison des résultats freinera la baisse des VI sans l’endiguer. Baisse de la volatilité qui, en abaissant le coût de couverture, devrait encourager la prise de risque et donc la hausse des marchés actions.
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