La demande de dette souveraine excède largement l’offre
Le déséquilibre pourrait atteindre 600 milliards de dollars cette année dans les quatre grandes zone monétaires, estime JPMorgan.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Les emprunts d’Etat s’arrachent. Malgré l’endettement croissant de bon nombre d’émetteurs souverains, la demande pour la dette publique devrait encore largement excéder l’offre de nouveaux papiers en 2015 dans les principales zones monétaires (dollar, euro, yen, sterling). L’écart pourrait approcher 600 milliards de dollars, selon les estimations de JPMorgan, au-dessus des 485 milliards estimés pour 2014 par la banque américaine. De quoi garantir le maintien des taux longs à des niveaux très bas, alors que 2014 aura vu un rétrécissement d’une ampleur relative exceptionnelle, comme en témoigne la quasi-division par quatre du taux à 10 ans allemand, passé de 1,93% à 0,5% en l’espace d’un an.
Les politiques accommodantes des banques centrales contribuent à ce déséquilibre entre offre et demande, malgré la fin de l’accroissement du bilan de la Fed. La BCE devrait prendre le relais en annonçant cette année un assouplissement quantitatif (QE) souverain, selon la plupart des économistes et les anticipations de marché. «Nous nous attendons à ce que la BCE et la Banque du Japon achètent 1.300 milliards de dollars d’obligations cette année, à comparer aux 1.000 milliards acquis l’an dernier par la Fed et la BoJ», souligne Nikolaos Panigirtzoglou, chez JPMorgan.
Plusieurs autres facteurs détermineront l’offre et la demande d’emprunts d’Etat dans le monde. Les banques européennes ont été de grosses acheteuses de dette souveraine l’an dernier, notamment pour doter les coussins d’actifs très liquides qui leur sont imposés dans le cadre des nouvelles réglementations Bâle 3. Le mouvement devrait se poursuivre, selon JPMorgan.
La réallocation des actifs du GPIF, le fonds de pension public japonais, devrait en théorie peser sur la demande. Le premier fonds de pension du monde doit ramener de 50% à 35% (mais avec une limite haute à 45%) la part de son portefeuille investie en obligations domestiques. Cela pourrait l’amener à en céder 700 à 800 milliards de yens (5,8 à 6,7 milliards de dollars) chaque trimestre. Mais les assureurs et les fonds de pension américains devraient prendre la relève, estime JPMorgan, comme ils ont commencé à le faire en 2014. «Plus les prix des actions monteront, plus ces institutionnels seront sous pression pour acheter des obligations afin de maintenir leur allocation», note Nikolaos Panigirtzoglou.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions