La déflation en Suisse accroît la pression sur la banque centrale
Le marché spécule sur un relèvement du plancher de l’euro-franc à court terme. Une hypothèse dont l’efficacité fait cependant débat
Publié le
Violaine Le Gall
La Suisse bascule à nouveau dans la déflation après l'épisode de 2009. L’indice des prix a baissé de 0,5 % sur un an en novembre après un premier repli en octobre. Parallèlement, la croissance cale malgré le plancher sur l’euro-franc fixé à 1,20 par la Banque nationale suisse le 6 septembre dernier. L’indice PMI est inférieur à 50, signe d’une contraction de l’activité, en septembre et en octobre.
Ce ralentissement de la croissance et le risque d’une spirale déflationniste devraient pousser la Banque nationale suisse (BNS) à prendre des mesures supplémentaires. Le marché spécule sur un relèvement du plancher de l’euro-franc à 1,25 voire 1,30.
Par le passé, une telle situation a conduit la BNS «à s’engager dans des mesures non conventionnelles», rappelle Michael Sneyd, stratégiste change chez BNP Paribas. Pour certains, le contexte européen pourrait justifier une action rapide de la BNS sur la parité, à l’occasion de sa réunion du 15 décembre. Avec la baisse probable du taux directeur de la BCE, «la compression du différentiel de taux entre la zone euro et la Suisse devrait théoriquement se traduire par une baisse de l’euro/franc, en particulier avec la menace de dégradation des notes des Etats européens», explique Sebastien Galy, stratégiste change chez SG CIB. Les conditions sont en train d'être réunies pour que la BNS passe à l’action et remonte le plancher de l’euro-franc ou envisage d’autres mesures, ajoute-t-il.
Mais le degré d’efficacité du relèvement du plancher peut aussi amener la banque centrale à renoncer à une telle décision. Jusqu’alors, la BNS est parvenue à maintenir le plancher sans avoir à augmenter substantiellement ses réserves de devises. Ces dernières ont même baissé de 40 milliards de francs en octobre. Pour BNP Paribas, ce phénomène s’explique par la menace constante d’un relèvement du plancher. «Du coup, si ce dernier était remonté à 1,25, la BNS supprimerait cette menace et les investisseurs pourraient commencer à remettre en question sa politique», explique Michael Sneyd.
Par ailleurs, dans un contexte toujours délicat en zone euro, dans lequel le franc jouerait encore son rôle de valeur refuge et la BNS achèterait des montants importants de devises, «le petit assouplissement des conditions monétaires fournies par un plancher à 1,25 ne justifiera probablement pas son coût élevé», ajoute le stratégiste.
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