L’Europe a fait pire que les Etats-Unis au cours des cinq dernières années et le différentiel de performance atteint aujourd’hui des niveaux records
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A. Wannesson-Raynaud, Schroders
Les inquiétudes créent souvent des opportunités sur les marchés financiers et le marché des actions européennes en est une bonne illustration. Les défis de l’Europe sont certes importants, en termes de maîtrise de l’endettement public et de convergence des niveaux de compétitivité, mais la sanction des marchés a été particulièrement sévère. Ainsi, la sous-performance des actions européennes par rapport à leurs homologues américaines n’a cessé de se creuser pour atteindre 30% aujourd’hui.
Quelles que soient les mesures de valorisation, les actions européennes ressortent à des niveaux historiquement bas, tant en termes absolus que relatifs. Si l’on regarde les PE Graham & Dodd (mesure basée sur des moyennes à 10 ans des bénéfices, lissant la volatilité), on constate que le marché européen est non seulement très décoté par rapport à ses pairs américains et asiatiques, mais aussi qu’il a rarement été aussi bon marché par le passé.
Si l’on ne peut probablement pas affirmer que cet écart va se résorber complètement, il est probable qu’une convergence s’opère prochainement. En effet, les actions européennes offrent de nombreuses opportunités pour un investisseur prêt à opérer une sélection rigoureuse des titres. Si l’on ajoute aux valorisations historiquement attrayantes des fondamentaux solides, une politique de dividende favorable à l’actionnaire, et des opportunités de croissance vers les marchés émergents, le potentiel de rattrapage apparaît aujourd’hui important. Dans quelques années, les investisseurs regarderont sans doute la période actuelle comme un point d’entrée historique sur le marché des actions européennes.
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