La croissance française devrait se stabiliser autour de 1,5 %
La France n’est pas sortie de l’ornière. En effet, dans sa note de conjoncture de décembre publiée jeudi, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) prévoit une croissance de l’économie française de 1,6% pour l’ensemble de l’année 2010, un chiffre en ligne avec les prévisions récentes de la ministre de l’Economie Christine Lagarde qui espère un «gros 1,6%», alors que le Premier ministre François Fillon s’était même hasardé à déclarer que la croissance de l'économie française serait «nettement supérieure» aux prévisions initiales.
Pour 2011, l’Insee table sur un acquis de croissance de 1,3% à l’issue du premier semestre, ce qui sous-entend que pour atteindre l’objectif de 2% retenu par le gouvernement pour l’année, il faudrait que la croissance française progresse de deux fois 0,8% au cours des deux derniers trimestres. Même si François Fillon considère qu’il est «clairement à notre portée», cet objectif semble assez optimiste compte tenu du ralentissement de l’économie mondiale prévu et des tensions sur les dettes souveraines qui constituent des facteurs de risque très élevés.
La France devrait néanmoins compter sur la résistance de sa consommation intérieure, malgré des à-coups prévus liés aux effets «prime à la casse», sur la poursuite de la croissance des investissements, avec une contribution du commerce extérieur qui devrait revenir vers des niveaux proches de la neutralité après deux trimestres de contribution négative. En effet, l’Insee prévoit un ralentissement de la croissance en Asie, une stabilisation de la croissance américaine, avec une forte hétérogénéité des rythmes de croissance en zone euro.
Sur le marché du travail, l’Insee table sur une «lente amélioration», avec un taux de chômage qui serait ramené à 9,1% mi-2011. En 2008-2009, 523.000 emplois privés salariés ont été détruits, un rythme d’ajustement important mais plus faible que ce que supposait la contraction de l’activité, ce qui s’est traduit par une baisse marquée de la productivité. Cette relative résistance de l’emploi peut s’expliquer, selon le Crédit Agricole, par les différentes mesures de soutien du gouvernement mais également par les rigidités qui prévalent sur le marché du travail français. «Ces éléments ont permis d’atténuer la contraction de l’emploi : ils en brideront vraisemblablement la reprise» selon la banque verte.
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