La croissance faiblit en fin d’année au Royaume-Uni
La croissance au Royaume-Uni a été un peu moins dynamique que prévu par les économistes en fin d’année dernière. Au quatrième trimestre, le PIB a augmenté de 0,5% sur trois mois selon l’estimation préliminaire publié par le bureau national des statistiques. Même si le PIB a crû de 2,6% en 2014, un record depuis le début de la crise, la Banque d’Angleterre (BoE) pourrait laisser ses taux inchangés cette année.
Les économistes s’attendaient à ce que la croissance au troisième trimestre soit supérieure de 0,1 point de pourcentage à 0,6%. L’activité a surtout été tirée par la croissance dans le secteur des services qui a été de 0,8% au quatrième trimestre, alors que l’activité dans le secteur de la construction a décru. Au quatrième trimestre, le PIB était supérieur d’environ 3,4% à ce qu’il était au premier trimestre 2008, avant que le Royaume-Uni ne s’enfonce dans la récession.
Le niveau de croissance du quatrième trimestre «contraste avec certains indicateurs de l’économie réelle (marché du travail, ventes de détail, production industrielle) qui vont dans le sens d’une poursuite de la croissance enregistrée lors des derniers trimestres», estiment les économistes de Barclays. Entre septembre et novembre, le taux de chômage était de 5,8% contre 7,1% un an plus tôt. «Nous croyons que la seconde estimation de la croissance va la réviser à la hausse (en ligne avec notre prévision de 0,6% d’un trimestre sur l’autre)», écrivent les économistes.
«Nous sommes un peu plus optimistes à l’avenir alors que les consommateurs devraient recevoir un soutien du fait de la baisse des prix du pétrole et d’une croissance correcte des salaires», écrit Daniel Vernazza, économiste chez UniCredit. Et d’ajouter que le lancement du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE et la croissance allemande devraient soutenir l’économie britannique. L’économiste parie sur une croissance de 2,4% en 2015. Le FMI table, lui, sur une croissance de 2,7%.
Les chiffres publiés hier «signifient que la Banque d’Angleterre ne sera pas pressée de relever les taux et attendra probablement jusqu’à 2016 pour le faire», écrit l’économiste de BNP Paribas CIB, Dominic Bryant. Alors que l’inflation était de 0,5% en décembre, les deux membres du comité de politique monétaire de la BoE qui plaidaient pour une hausse des taux se sont ralliés à leurs confrères et ont opté pour le statu quo en janvier. De quoi repousser les anticipations d’une hausse des taux à fin 2015 ou début 2016.
Plus d'articles du même thème
-
L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
A quel point l’offre d’Intesa sur Monte dei Paschi (MPS) change-t-elle la donne pour Axa ? Dans un scénario où Intesa réussit à mettre la main sur la banque de Sienne, l’avenir de la coentreprise Axa MPS a du plomb dans l’aile et pourrait accélérer le repositionnement d’Axa en Italie. -
La course en oncologie nécessite de mettre le prix
Le laboratoire britannique GSK va acquérir la biopharmaceutique américaine Nuvalent pour près de 11 milliards de dollars. L’opération sera relutive dès l’an prochain sur le résultat opérationnel courant, mais seulement en 2029 sur le bénéfice par action. -
Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
Après l’intégration de certaines activités de Natixis IM et Ostrum, Vega IS a changé de dimension. Son directeur général dévoile les ambitions du nouvel ensemble, entre opportunités au Portugal et arrivée prochaine sur le marché des ETF. -
La start-up satellitaire Iceye lève 450 millions d’euros
La jeune société finlandaise de satellites radar à synthèse d'ouverture (SAR) atteint une valorisation de 10 milliards d’euros. L’Etat finlandais entre à son capital. -
BP entérine la relégation de ses ambitions dans les renouvelables
Le pétrolier britannique a annoncé une réorganisation de ses activités en deux pôles : amont et aval. La production d’électricité verte est diluée dans un segment «Autres». -
PARTENARIATSanté mentale : “Certains modèles économiques produisent, amplifient et exploitent des fragilités psychiques”
Après avoir exploré la santé mentale au travail et les leviers d’action au sein des organisations, le troisième atelier du groupe de travail “Santé mentale : l’affaire des entreprises comme des investisseurs”, co-fondé par Sycomore AM, s'est penché sur les produits et services des entreprises. Une réflexion encore émergente, qui interroge directement les modèles économiques et leur impact sur les consommateurs.
ETF à la Une
WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
- Derrière l’affaire Uzès Gestion, la délicate question de la direction de fait
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- L'allègement du reporting ESG divise à Bruxelles
- RockFi s'appuie sur BlackRock pour démocratiser la personnalisation du conseil
- Amundi compte une nouvelle administratrice indépendante
Contenu de nos partenaires
-
Mauvaise postureEtats-Unis : les faucons républicains coincés entre Trump et Netanyahu
Les faucons du GOP sont des alliés du Premier ministre israélien. Mais les tensions avec le chef les mettent dans une situation inconfortable -
ForzaComment les banques italiennes sont devenues les plus offensives d’Europe
De Intesa sur MPS à UniCredit sur Commerzbank, les établissements italiens multiplient les offensives. -
Iran, Ukraine, ... : mythes et réalités de la guerre des récits
Face à une guerre d’influence mondiale amplifiée par la désinformation sur Internet, les démocraties occidentales peinent à contrer des récits qui exploitent leurs propres failles