La croissance économique mondiale s’accélère peu à peu
Elle atteindrait 3,4% cette année avant 3,9% en 2015, selon l’OCDE. En France, elle se limiterait à 0,9% en 2014 puis 1,5% l’an prochain.
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Agefi.fr
La croissance économique mondiale pourrait peu à peu s’accélérer pour atteindre 3,4% cette année avant 3,9% en 2015, selon les prévisions de printemps de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce taux marque une légère décélération par rapport à ses prévisions de novembre d’une croissance mondiale de 3,6% cette année, notamment due aux moindres performances attendues aux Etats Unis et en Chine.
Dans la zone OCDE des pays les plus riches, l’activité s’élèverait à 2,2% seulement cette année puis à 2,8% l’an prochain, ajoute l’organisation. Plus modestement, la zone euro verrait l’activité croître de 1,2% cette année et de 1,7% l’an prochain, ajoute l’OCDE qui est plus optimiste qu’en novembre.
La publication ce lundi 6 mai de l’indice PMI (purchasing managers index) pour la zone euro au mois d’avril conforte la bonne orientation de l’activité. L’indice composite pour la production pour la zone euro a atteint 54 en avril (53,1 en mars), un plus haut trois ans. La France reste le mauvais élève de la zone avec un indice de 50,6 en avril, l’indice 50 marquant la frontière entre la croissance et la contraction. Pour les services, l’indice de la zone euro est de 53,1 contre 52,2 en mars.
Selon l’OCDE, la France connaîtrait une croissance inférieure aux attentes du gouvernement à 0,9% cette année puis 1,5% l’an prochain. Mais elle devrait ramener en 2015 son déficit public tout près de l’objectif de 3% du Pib à 3,1% exactement, estime l’OCDE. Lundi 5 mai, la Commission européenne a tablé sur une croissance du Pib hexagonal identique mais un déficit public sensiblement plus élevé, 3,4%, selon ses prévisions actualisées.
Confrontée au risque de sanctions de l’UE, qui lui a déjà octroyé un délai de deux ans, jusqu’en 2015, pour ramener ses déficits dans les clous du pacte de stabilité, Bercy a maintenu lundi que son pacte de responsabilité réunira les conditions d’un l’objectif de 3% de déficit l’an prochain. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a fait saloir que les économistes de la Commission n’avaient que partiellement pris en compte dans leurs estimations les économies prévues dans le programme de stabilité 2014-2017 voté la semaine passée par le Parlement.
Le fait que l’OCDE comme la Commission européenne prévoient à ce stade une croissance limitée à 1,5% en 2015 augure mal de l’évolution du marché du travail. D’ailleurs l’organisation n’anticipe pas d’embellie pour l’emploi avant fin 2015. En attendant, le taux de chômage se stabiliserait à 10,3% de la population active cette année comme l’an prochain, des niveaux proches des anticipations de la CE.
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