La croissance de l'économie américaine a ralenti à la fin de 2014
Au quatrième trimestre, le PIB américain a progressé de 2,6% alors que la plupart des économistes tablaient sur une hausse de 3%.
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Solenn Poullennec
La croissance a été moins dynamique que prévu au Etats-Unis en fin d’année dernière. Le PIB était en hausse de 2,6% sur un an au quatrième trimestre, après avoir augmenté de 5% au troisième trimestre, selon l’estimation publiée par le bureau d’analyse économique vendredi dernier. Le consensus des économistes tablait sur une hausse du PIB de 3% en fin d’année. Sur l’ensemble de l’année dernière, la croissance a augmenté de 2,4% alors qu’elle avait progressé de 2,2% un an plus tôt. «La marge d’erreur de ces premières estimations est énorme», prend soin de souligner l’économiste d’ING, Rob Carnell.
Au quatrième trimestre, la croissance a notamment été tirée par la consommation des ménages. Elle était en hausse de 4,3% sur un an alors qu’elle avait augmenté de 3,2% au cours du trimestre précédent. En revanche, les investissements des entreprises ont augmenté de 2,3% au dernier trimestre de l’année dernière alors qu’ils progressaient de 7,7% trois mois plus tôt. «La plus grosse surprise vient d’une nouvelle contribution très importante des stocks à la croissance. Ils ont aidé à contrebalancer la hausse rapide des importations et la dégradation substantielle de la balance commerciale», fait valoir Rob Carnell.
«L’un dans l’autre, même si certains détails d’aujourd’hui sont un peu décevants, le rythme de l’activité économique reste solide et devrait continuer à s’améliorer dans la première partie de l’année 2015, soutenu par le repli des prix du pétrole et des progrès sur le marché du travail», écrit l’économiste de Natixis, Thomas Julien. Le taux de chômage est tombé à 5,6% en décembre dernier selon les données publiées début janvier par le bureau des statistiques du travail. «Sommes-nous inquiets du ralentissement de cette fin d’année? Pas le moins du monde», écrit l’économiste d’UniCredit, Harm Bandholz. Et de souligner que la confiance des consommateurs est au plus haut depuis onze ans.
Selon Harm Bandholz, le dynamisme de l’économie américaine et l’évolution de l’indice des coûts du travail devraient convaincre la Fed de commencer à remonter ses taux à partir du milieu de cette année alors qu’elle a choisi de les laisser inchangés ce mois-ci. Le coût du travail a augmenté de 0,6% au cours des trois derniers mois de l’année, a fait savoir le bureau des statistiques du travail vendredi. Sur un an, il a progressé de 2,2%.
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