La croissance chinoise montre des signes de stabilisation
L’économie chinoise confirme son ralentissement. A 7,4% entre juillet et septembre, la croissance du PIB chinois a connu son septième trimestre consécutif de ralentissement pour tomber à son plus faible rythme annuel depuis début 2009, selon les données publiées ce matin par le Bureau national des Statistiques (BNS) du pays. «Le taux de croissance potentiel est probablement déjà tombé à 7% et à court terme, les conditions d’emploi et les prix immobiliers détermineront le degré de flexibilité dans la politique macroéconomique» de Pékin, estime Barclays.
Un ralentissement qui ne semble pas troubler le flegme des autorités chinoises. Le premier ministre, Wen Jiabao, a confié à l’agence Chine nouvelle que la croissance se stabilisait et s’est dit confiant que l’objectif de 7,5% de croissance sur 2012 sera atteint. En septembre, la production industrielle s’est accélérée à un rythme annuel de 9,2% (après 8,9% en août), les ventes de détail à 14,2% (contre 13,2% en août), et les investissements en capital fixe à 20,5% (contre 20,2% à fin août). Et les prix immobiliers se stabilisent, avec une progression dans 31 villes sur 70 et une baisse dans 22 villes, selon le BNS.
En outre, ce ralentissement est le signe d’un cycle normal de transition d’une croissance axée sur la mobilisation du capital vers une croissance axée sur l’efficacité du capital, explique Dragonomics. La croissance moyenne devrait ainsi passer de 11% entre 2002 et 2011 à 7% entre 2011 et 2020, selon l’institut de recherche économique.
Côté monétaire, la PBOC s’est montrée ces dernières semaines plus soucieuse d’assurer un niveau de liquidité suffisant pour les besoins financiers à court terme en pratiquant des doses d’injection massive via des opérations de «reverse repo», que de s’embarquer dans des politiques d’assouplissement monétaire. Sans compter que la porte-parole du BNS, Sheng Laiyun, indiquait ce matin que les risques inflationnistes restaient élevés, compte tenu de l’assouplissement monétaire massif pratiqué par les banques centrales américaine, européenne et japonaise.
«Dans le mois qui a suivi l’annonce du QE3 de la Fed et l’OMT de la BCE, les deux pays qui ont vu leur marché actions réaliser la meilleure performance sont ceux au sein desquels les banques centrales ne se sont pas embarquées dans des politiques d’assouplissement massives, à savoir la Chine et l’Inde» explique la société de gestion GaveKal. La hausse des actions chinoises cotées à Hong Kong a atteint 10% en équivalent dollar sur le mois écoulé, contre une chute de 2,5% pour le S&P 500.
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