La croissance américaine ralentit fortement au premier trimestre
Le PIB americain n’a crû que de 0,2% au premier trimestre en rythme annualisé, bien moins que les attentes des économistes qui tablaient sur une progression de la croissance de 1%. Les dépenses des entreprises et les exportations ont nettement reculé au cours des trois premiers mois de l’année.
La variation des stocks a contribué à hauteur de 0,74 point à la croissance du PIB ce trimestre, tandis que le commerce extérieur a joué négativement pour 1,25 point. Les exportations ont chuté de 7,25% en rythme annualisé, en raison de la hausse du dollar ces derniers mois et d’une grève prolongée dans les ports de la côte Ouest.
De son côté la consommation a été pénalisée par la rigueur de l’hiver sur fond de plus grande prudence de la part des consommateurs américains. Après une hausse de 4,4% au trimestre dernier, elle n’a augmenté que de 1,9% ce trimestre.
La croissance au quatrième trimestre 2014 a été de 2,2%.
A la suite des annonces du Département du Commerce américain, le dollar a perdu du terrain face à l’euro, retrouvant ses niveaux de début mars. Les Bourses européennes ont quant à elles accéléré leur recul, l’indice CAC40 en baisse d'1,0% avant la publication, cédait 1,28% à 15h30.
Plus d'articles du même thème
-
Unilever relève ses prévisions après son meilleur trimestre en volumes depuis plus de dix ans
Porté par ses marques de beauté et de soins personnels sur les marchés émergents, le géant des biens de consommation a dépassé les attentes au deuxième trimestre et relevé sa prévision de croissance pour 2026, faisant bondir son titre en Bourse mardi. -
La tech tremble en Bourse sur fond de menace chinoise et de surinvestissement
Le secteur des semiconducteurs a encore été malmené ces dernières heures. L’irruption de concurrents chinois et des interrogations sur l’ampleur des dépenses de certains acteurs inquiètent. -
Bridgepoint signe un LBO dans la cybersécurité
Le fonds britannique entre au capital de l’éditeur belge de logiciels Lansweeper, marquant le premier LBO majoritaire de l’entreprise. -
BioMérieux réduit ses ambitions pour 2027 et 2028
Le laboratoire vise désormais une croissance organique annuelle comprise entre 3% et 6% pour les deux prochaines années. -
Michelin réaffirme ses objectifs annuels dans un contexte «compliqué»
Le fabricant de pneumatiques prévoit une progression de son résultat opérationnel des secteurs à périmètre et taux de change constants par rapport à 2025, et une génération de cash-flow libre avant acquisitions supérieure à 1,6 milliard d'euros. -
La croissance d'Air Liquide a accéléré au deuxième trimestre
Le groupe a également enregistré une amélioration de sa rentabilité. Les dirigeants confirment leurs objectifs pour l'ensemble de l'année.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
- Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Nicolas Calcoen rejoint le conseil d’administration de Victory Capital
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
- La Commission des sanctions de l’AMF inflige 420.000 euros d’amendes à Uzès Gestion et ses ex-dirigeants
Contenu de nos partenaires
-
OpportunismeRomance entre Lula et Xi sur fond de défiance entre le Brésil et les Etats-Unis
Le gouvernement fédéral est prêt à un accord dé libre-échange entre la Chine et les pays du Mercosur -
Série (11/28)Un été d'essais politiques : Marchais, le dernier dinosaure
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés -
Série d'étéMoi, Christian Gollier, président : « Je signe l'Accord de Pékin qui crée une taxe carbone mondiale »
SERIE. L'Opinion a demandé à Christian Gollier de se glisser dans la peau du locataire de l'Elysee. L'économiste imagine que les électeurs français et européens, chauffés à blanc par les canicules de l'été 2026 et fatigués par l'impuissance des partis traditionnels, portent au pouvoir les scientifiques du climat.