«La crise ukrainienne n’a que faiblement affecté le marché du crédit européen»
Raphaël Chemla, responsable adjoint de l'équipe dette d’entreprise chez Edmond de Rothschild AM
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : Quelles sont les conséquences de la crise ukrainienne sur le marché du crédit européen ?
- Raphaël Chemla : Contrairement a ce qu’on aurait pu penser, la crise ukrainienne /russe n’a que faiblement affecté les marchés de crédit européens ces dernières semaines. Ils sont en ce moment influencés par les résultats des entreprises, conformes voire au-dessus des attentes, et par un flux sur le marché primaire très important. La crise a certes ramené de la volatilité sur les marchés mais les indices représentant ces marchés se sont faiblement écartés pendant les moments les plus compliqués des événements de la place Maidan. La situation en Ukraine a surtout eu une influence sur le niveau des taux. Cependant des noms russes tels que Gazprom ou Lukoil et des sociétés allemandes fortement investies en Russie et en Ukraine, telles que Metro AG pour l’investment grade ont souffert. Sur le marché du high yield l’impact est très léger sur les noms de l’Europe de l’Est.
- Quelle est votre stratégie pour les trois prochains mois?
- Nous continuons à privilégier le marché du high yield européen et des subordonnées financières. Nous serons particulièrement attentifs au marché primaire sur ces deux classes d’actifs qui est en forte progression. Nous analyserons par le biais de notre modèle interne les fondamentaux des émetteurs qui arrivent sur le marché et qui offrent des rendements attractifs comme Labeyrie sorti la semaine dernière sur le haut rendement ou encore des nouveaux additional Tier1 de Danske Bank ou Nationwide.
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