La crise recompose la base de clientèle des fonds d’arbitrage
Face à une clientèle privée adoptant un comportement plus volatil, les investisseurs institutionnels apportent une certaine stabilité dans le financement des hedge funds. Ils devraient en effet représenter moins de 20 % des sorties nettes sur la période chaotique allant de début 2008 à fin 2009, selon une étude dévoilée lundi par Bank of New York Mellon et la société de conseil Casey, Quirk & Associates.
Les grandes fortunes privées, notamment européennes, devraient dès lors représenter 80 % des sorties nettes sur la période, soit plus de 500 milliards de dollars. « La conséquence n’est pas seulement une réduction du marché, mais aussi une base de capital plus institutionnelle et plus américaine », souligne l’étude, qui se base sur un panel de 158 investisseurs et professionnels internationaux.
A fin 2008, les grandes fortunes privées détenaient 57 % des actifs de l’industrie qui totalisait 1.407 milliards de dollars, contre 67 % à fin 2005, où le marché s’établissait à 1.105 milliards de dollars d’actifs.
Dans ce contexte, « les fonds de retraite américains représenteront la source individuelle de capital la plus importante entre 2010 et 2013, suivi par les institutions britanniques et d’Europe du Nord. Les grandes fortunes privées pourraient représenter jusqu’à 60 % des entrées de capitaux, bien que leur allocation vers les stratégies de hedge funds reposent sur les conditions de marché et la performance de la classe d’actifs », prédit l’étude. Selon cette dernière, les actifs des hedge funds devraient plafonner à 1.000 milliards de dollars en 2009, pour atteindre 2.600 milliards à horizon 2013, grâce à 800 milliards de dollars d’entrées et à la revalorisation des actifs.
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