La crise économique pèse sur les transactions de bureaux franciliens
Le marché de bureaux francilien est rattrapé par la crise économique. La demande placée de bureaux en Ile-de-France (transactions locatives et ventes) a atteint 393.500 m² au premier trimestre soit une chute de 24% sur un an, selon les chiffres publiés par ImmoStat. En glissement annuel, le volume de transactions est de 2,2 millions de m², selon BNP Paribas Real Estate. «Il faut remonter à 2004 pour retrouver des chiffres aussi faibles au premier trimestre», souligne le conseil en immobilier DTZ. «Ce fléchissement d’activité illustre la situation économique difficile que nous traversons, caractérisée entre autres par une croissance atone, de fortes incertitudes économiques et fiscales et des marges d’entreprises sous pression», explique Roman Coste, directeur général chez CBRE.
Le ralentissement a surtout concerné les transactions supérieures à 5.000 m². «La Défense est le marché qui baisse le moins ce trimestre avec un recul de 12%», relève Jones Lang LaSalle. «Nous constatons un report des décisions immobilières des grandes entreprises en 2015 au mieux. Les entreprises sont plus que jamais à la recherche d’une économie immédiate qui se matérialise par des regroupements, une diminution des surfaces prises dans des immeubles plus performants et des loyers plus économiques», explique Laurence Escleine-Dumas, directrice générale déléguée chez DTZ. La croissance économique nulle envisagée en 2013 et la dégradation du marché de l’emploi francilien devraient provoquer une baisse significative du volume des transactions, compris cette année entre 1,9 et 2,1 millions de m² contre 2,4 millions en 2012, anticipe BNP Paribas Real Estate. CBRE estime que la pression à la baisse des loyers faciaux pourrait créer des opportunités pour les utilisateurs.
{"title":"","image":"79591»,"legend":"Immobilier de bureaux en Ile-de-France»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
«Une sortie durable du taux de dépôt BCE au-dessus de la zone de neutralité n’est pas notre scénario pour 2026»
Benoit Gérard et Théophile Legrand, stratégistes taux chez Natixis. -
«L’euro-dollar se reprendra avec le comblement du différentiel de taux réels entre les deux zones»
Xavier Chapon, directeur de gestion cotée et dette privée d’Arkéa Asset Management. -
« Les répercussions devraient être plus modérées que celles de la guerre en Ukraine en 2022 »
Michele Morganti, Senior Equity Strategist chez Generali Investments -
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Amundi attribue une rémunération de 2,67 millions d’euros à Valérie Baudson pour 2025
- Vincent Cornet quitte le directoire de LBP AM
Contenu de nos partenaires
-
Colin-maillardAttal-Glucksmann, les rivaux qui s'évitent
L’ancien Premier ministre incline à droite, en direction d’Edouard Philippe. Le chouchou du camp social-démocrate lorgne à gauche, dans l'espoir d'aimanter le PS. Ni l'un ni l'autre ne souhaitent se battre au centre malgré les gains qu'ils pourraient tirer d'un tel duel -
Think againLe pape contre Trump, une bataille morale
Sa défense du multilatéralisme, de l’Etat de droit et la forme de son engagement contre Trump laissent comprendre que Léon XIV est pour une séparation « à l’européenne » de l’Eglise et des gouvernements, à l'opposé des emportements politico-religieux des populistes américains -
Tribune libreLongévité : pourquoi la France gère son déclin au lieu d’exporter sa croissance
En traitant l'allongement de la vie comme un sujet de « dépendance » ou de « retraite », et non comme un sujet de performance, de souveraineté et d'innovation, la France passe à côté d'un marché qui pourrait franchir les 3 000 milliards d’ici 2030