La correction des loyers « prime » génère des mouvements sur le marché de bureaux européen
Les entreprises profitent de la baisse des loyers sur le haut de gamme pour déménager, faisant ainsi grimper le nombre de transactions
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Laure Closier
Donnée essentielle pour l’immobilier de bureaux, le chômage ne baisse pas encore de manière significative, à part en Allemagne. Le retour timide de la croissance économique européenne (+1% dans la zone euro au second trimestre) n’est en effet pas suffisant pour soutenir les créations d’emplois. Les sociétés restent donc prudentes sur leurs perspectives de développement, d’où une activité des marchés de bureaux en Europe meilleure qu’en 2009, mais encore loin des niveaux de 2008.
La crise immobilière a cependant eu pour effet de faire baisser les loyers, notamment sur les bureaux de plus haut de gamme. «Une situation dont tirent parti les entreprises qui en profitent pour déménager dans des locaux modernes à des loyers attractifs»,observent les équipes de recherche de BNP Paribas Real Estate qui ajoutent qu’«en conséquence certains Quartiers centraux d’affaires (QCA) voient leur niveau de transactions augmenter rapidement». Dans ce contexte, l’absorption nette reste nulle tandis que les transactions continuent leur progression entamée au dernier trimestre 2009. Le mouvement pourrait cependant s’arrêter rapidement.
Les loyers «prime» dans les QCA ont certainement atteint un point bas. Quelques corrections ont encore lieu, comme à Madrid, mais à un rythme plus modéré que l’an passé. En revanche, le secteur du West End à Londres a enregistré la première hausse de son loyer «prime» (+7%) depuis le début de la crise. «Toutefois, l’augmentation des loyers ne s’observe que pour les produits «prime» ou neufs et localisés dans les meilleurs secteurs de marché», poursuivent les experts de la banque qui constatent un marché européen à deux vitesses. L’offre de bureaux de seconde main continue en effet à augmenter, avec des loyers qui sont toujours à la baisse.
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