« La contre-performance européenne est imputable à la confusion politique récente »

Stéphen Ausseur, stratégiste actions chez Natixis
Bruno de Roulhac

L’Agefi: Pourquoi êtes-vous plus optimistes sur le CAC 40 que sur le S&P 500 ?

Stéphen Ausseur : Le CAC 40, comme les indices de zone euro, souffre d’une décote politique liée à l’absence de solution durable à la crise de la dette. Si l’impact du ralentissement économique est quantifiable, ce dernier n’explique que partiellement la sous-performance du marché européen par rapport au S&P 500. La contre-performance européenne est alors quasi-intégralement imputable à la confusion politique récente. Depuis l’annonce du second plan de sauvetage grec (21 juillet), la décote politique atteint 12% sur le CAC 40. La volonté des autorités européennes d’apporter une réponse durable à la crise devrait permettre un dégonflement de cette décote, offrant un potentiel de 15% en cas de levée des craintes de contagion (Italie et Espagne).

Les publications du troisième trimestre et les perspectives pour 2012 ne devraient-elles pas peser sur les marchés actions ?

Les publications du troisième trimestre donneront l’occasion de mesurer l’impact de la crise sur l’économie réelle. Le risque de déception est non nul d’autant que les révisions récentes des consensus (4 à 5% en baisse sur 3 mois) ne semblent pas pleinement intégrer l’ampleur du ralentissement macro déjà matérialisé aux Etats-Unis. Les attentes sur 2012 (supérieures à 12%) semblent également trop optimistes. Nous tablons sur une croissance des résultats de l’ordre de 5 à 6% en Europe l’année prochaine (hors prise en compte de l’impact positif en cas de vote favorable d’une partie du plan de relance d’Obama). Les valorisations basses du marché ont néanmoins la capacité d’absorber de telles révisions.

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