La conjoncture continue de peser sur l’immobilier de bureaux francilien
Au deuxième trimestre, le volume des transactions a chuté de 21% mais les investissements restent soutenus grâce à plusieurs grosses transactions
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Krystele Tachdjian
Le marché immobilier de bureaux en Ile-de-France continue de souffrir. Sur le premier semestre, le volume des transactions a plongé de 18% sur un an, selon les chiffres d’Immostat-IPD. Pour le deuxième trimestre, le repli est de 21%. «Le contexte économique pèse particulièrement sur les projets immobiliers des grandes entreprises, seulement 10 transactions supérieures à 5.000 m2 ont été conclues sur le trimestre», souligne CBRE, le spécialiste de la gestion d’actifs immobiliers. «La baisse du marché locatif est aussi liée à un effet de comparaison défavorable avec le 1er semestre 2011 qui avait été marqué par une transaction record», souligne Virginie Houzé chez Jones Lang LaSalle.
Malgré une croissance économique atone, et les tensions sur les dettes souveraines, les investissements quant à eux ont continué de progresser (+37%). Depuis janvier, ils atteignent 4,8 milliards d’euros grâce à plusieurs grosses opérations réalisées au deuxième trimestre. L’acquisition par un fonds souverain du Moyen-Orient de deux immeubles phares situés dans le centre de Paris, La Cité du Retiro (300 millions d’euros), et Néo (322 millions) a soutenu la dynamique.
«Les investisseurs du Moyen-Orient et asiatiques ont tendance à se diversifier à Paris après avoir investi à Londres car le marché parisien est moins volatil», ajoute Virginie Houzé. Pour 2012, l’analyste considère toutefois que le niveau d’investissement sera en retrait par rapport à 2011 en raison de la non-reconduction d’un avantage fiscal. Jones Lang LaSalle table sur 8 à 10 milliards d’euros d’investissement pour 2012. Du côté des loyers, le niveau s’est maintenu à Paris du fait de la pression sur l’offre tandis que les baisses ont été fréquentes en périphérie, conclut CBRE.
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