La conjoncture américaine navigue entre franche déception et timide espoir
La croissance du PIB a été revue en nette baisse au troisième trimestre, à 2 % en rythme annualisé, selon la deuxième estimation publiée hier
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Antoine Duroyon
Le fronton de la Fed. Photo: Andrew Harrer/Bloomberg
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Aucun miracle n’était attendu, et il n’y en a pas eu. Le département du Commerce a dévoilé hier une révision à la baisse de la croissance du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre. En deuxième estimation, elle a été arrêtée à 2%, contre une prévision initiale de 2,5%. Les analystes anticipaient en moyenne une correction à 2,3%.
Les dépenses de consommation des ménages (+2,3% après +0,7% au deuxième trimestre), les exportations et les dépenses du gouvernement fédéral n’ont pu compenser que partiellement les stocks des entreprises et les dépenses des gouvernements locaux et étatiques. Les entreprises ont fortement réduit l’investissement dans leurs stocks. Après un bond de 39,1 milliards de dollars au deuxième trimestre, ceux-ci ont reculé de 8,5 milliards de dollars au cours des trois mois suivants, signant leur première contraction depuis le quatrième trimestre 2009 et retranchant 155 points de base à la croissance. Aux yeux des économistes, la résilience de la consommation devrait toutefois encourager les entreprises à produire davantage de biens à l’avenir, un bon point pour la croissance.
«En guise de consolation face à ces chiffres, les solides données du quatrième trimestre reçues jusqu’à présent montrent qu’ il y a bon espoir que le PIB du dernier trimestre se place dans une fourchette de 2 à 2,5%, et que le PIB pour l’année entière atteigne ou même dépasse notre prévision 2011 (1,7%)», anticipe Rob Carnell, chef économiste chez ING.
Face à l’incertitude, la Réserve fédérale dispose encore «d’outils et de choix», a estimé hier Narayana Kocherlakota, président de la Fed de Minneapolis. «Mais, le FOMC devrait faire davantage que simplement décider à chaque réunion s’il faut ou pas acheter plus d’actifs ou garder les taux d’intérêt bas plus longtemps», a-t-il ajouté. De fait, comme le montrent les «minutes» du dernier FOMC publiées hier, les responsables en matière monétaire s’activent autour de l’idée de fournir des indications plus claires sur l’orientation de leur politique. De «nombreux» participants ont ainsi pointé les mérites d’une cible explicite d’inflation sur le long terme tout en concédant qu’une telle mesure pourrait être «mal interprétée». En ce qui concerne un éventuel QE3, «peu» de membres l’ont jugé approprié. Les participants ont en outre estimé qu’une telle mesure serait «plus efficace» dans le cadre d’une future initiative en matière de communication.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran