La comptabilisation des produits dérivés restera différente aux Etats-Unis et en Europe
En dépit de leur volonté de convergence, l’IASB et le normalisateur américain ont renoncé à modifier leurs normes sur la compensation
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
L’International Accounting Standards Board (IASB) et son homologue américain le Financial Accounting Standards Board (FASB) campent sur leurs positions en matière de compensation («netting»), quitte à créer des divergences prudentielles. Depuis 2010, ils avaient lancé des travaux pour rapprocher leur doctrine sur la façon dont les entreprises peuvent compenser leurs créances et leurs dettes dans leur bilan. Démontrant une nouvelle fois leurs difficultés à faire converger leurs normes, les deux institutions ont seulement décidé de nouvelles obligations de publication.
Le projet intéresse surtout les banques qui ont recours aux produits dérivés. Les US GAAP autorisent davantage la compensation que les IFRS avec la norme IAS 32. Les banques américaines peuvent donc présenter des bilans plus allégés. Pour en finir avec cette inégalité, les normalisateurs ont publié en janvier une position commune qui proposait de revenir sur les pratiques en vigueur aux Etats-Unis en restreignant les critères de compensation. Mais les comptables américains ont soutenu que normes US GAAP reflétaient mieux la solvabilité, la liquidité ainsi que l’exposition au risque de crédit des établissements.
Les différences comptables demeureront donc, au risque de créer également des divergences en matière prudentielle. «Comme les règles américaines permettent davantage de compensation entre les actifs et les passifs, le ratio de levier bancaire, calculé sur le bilan, est plus avantageux pour les banques américaines que pour celles qui appliquent les IFRS, pour un niveau de risque équivalent», commente Damien Leurent, associé responsable industrie financière chez Deloitte.
Les normalisateurs se sont contentés d’un plan B : une harmonisation des obligations de publication à partir de 2013. «Les notes annexes devraient permettre de mieux analyser les états financiers mais, pour les mêmes opérations, le total du bilan des banques américaines restera inférieur à celui des banques qui appliquent les IFRS», regrette Damien Leurent. Cet accord a minima devrait alimenter le débat sur la normalisation. «S’il y a de tels sujets sur lesquels les Américains ne veulent pas évoluer, il faut qu’on en tienne compte, notamment à propos des projets «chiffre d’affaires» et «contrats de location», réagit Jérôme Haas, président de l’Autorité des normes comptables.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse