La CNP se positionne sur le marché immobilier de la Défense

L’assureur vient d’acquérir auprès de Foncière des Régions 25 % de la tour CB 21, valorisée 588 millions d’euros
Violaine Le Gall

Une nouvelle page s’ouvre pour la tour CB 21. Acquise en juillet 2007 par Foncière des Régions, rénovée et louée en partie à Suez Environnement, refinancée à trois reprises pour tenir compte de l’évolution du marché de la dette bancaire depuis le début de la crise, la tour vient de voir un nouvel investisseur entrer à son capital. Il s’agit de CNP Assurances, d’après une source proche du dossier. L’assureur n’a pas souhaité faire de commentaires à ce sujet à L’Agefi.

«Un des tout premiers investisseurs» français prend 25 % du capital de la tour qui est valorisée à 588 millions d’euros, a annoncé Foncière des Régions vendredi dernier. Le groupe immobilier avait acquis ce bâtiment pour 486 millions d’euros et y a réalisé des travaux pour 130 millions d’euros. La transaction avec la CNP devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année.

Le loyer annualisé estimé pour l’intégralité de l’immeuble s’élève à 34 millions d’euros. Sur cette base, l’opération est réalisée à un taux de rendement de 5,8%, c’est-à-dire dans la fourchette basse des estimations récentes des sociétés de conseil en immobilier à la Défense. Pour l’heure, CB 21 est louée aux deux tiers, à Suez Environnement. Les 22.000 m² restant à louer, sur 68.000 m², pourraient trouver preneur prochainement, le dossier avançant «plutôt bien», indique-t-on chez Foncière des Régions.

Cette prise de participation dans une tour à la Défense est «significative d’une pénurie d’offre de qualité sur le marché, explique Hugues de Bérail chez DTZ. Il y a beaucoup de liquidités sur le marché, mais les investisseurs s’intéressent exclusivement aux actifs de qualité, sécurisés dans les quartiers tertiaires». Paradoxalement, le marché de la Défense peine à redémarrer. A fin septembre, moins de 400 millions d’euros ont été engagés en 2010 dans la zone. L’activité locative fonctionne aussi au ralenti. Seuls 114.000 m² ont été commercialisés dans la zone à fin septembre, soit 30% de moins que l’an dernier d’après BNP Paribas Real Estate Research qui souligne «l’absence de réajustement des valeurs locatives depuis plusieurs trimestres et l’attractivité relative des immeubles offerts dans Paris intra-muros».

Le quartier se caractérise enfin par une réduction de l’offre neuve à un an. Toutefois, de nouveaux projets, tels que la construction de la tour Carpe Diem et la restructuration de la tour Descartes, livrées en 2012, devraient alimenter le marché.

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