La City prend une option sur l’internationalisation du yuan
Londres se positionne pour s’imposer comme la plate-forme occidentale du marché du renminbi
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Stéphanie Salti, à Londres
La capitale britannique s’était mise hier à l’heure chinoise. Alors que HSBC a émis sa première obligation internationale en yuan – un titre à 3 ans qui sera coté sur le marché boursier londonien - la City of London, l’organisme en charge de la promotion du centre financier londonien, lançait, en présence du chancelier de l’Echiquier George Osborne, une nouvelle initiative destinée à faire de Londres la plate-forme occidentale pour le développement du marché du renminbi, aux côtés de Hong Kong et d’autres centres financiers.
Cette initiative fait suite non seulement au dialogue économique et financier entre le Royaume-Uni et la Chine conduit en septembre 2011 mais aussi à la rencontre en janvier entre George Osborne et Norman Chan, directeur général de l’autorité monétaire de Hong Kong. Soutenu par Bank of China, Barclays, Deutsche Bank, HSBC et Standard Chartered ainsi que par la Banque d’Angleterre, le ministère des Finances et la FSA, ce projet vise à encourager le développement de produits et de services dans la devise chinoise à Londres.
La capitale britannique peut déjà s’appuyer sur des assises solides: un certain nombre de produits et de services en renminbi sont offerts sur le marché londonien, selon une étude publiée hier par le cabinet Bourse Consult et s’appuyant sur un échantillon de 13 banques représentant 85% du marché. C’est notamment vrai des dépôts dans cette devise, qui dépassent les 109 milliards de yuans et se répartissent entre des dépôts clients (35 milliards de yuans) et interbancaires (74 milliards). Si les produits offerts en banque de détail dans la devise chinoise restent limités, les comptes en banque privée dépassent les 3,6 milliards de yuans. Les services en banque commerciale sont également significatifs et représentaient fin 2011 quelque 31 milliards de yuans en numéraire.
Le marché au comptant du change en yuan à Londres génère aussi selon l’étude, un volume quotidien de 0,68 milliard de dollars américains. Un montant encore bien faible mais qui représente 26% du marché mondial dans ce secteur à l’extérieur de la Chine. L’étude conclut ainsi que cette assise devrait permettre à Londres d’accroître sa part de marché dans le développement de produits financiers de services libellés en renminbi dans les toutes prochaines années. Une matière à réflexion pour Paris Europlace, qui organise aujourd’hui un séminaire franco-chinois.
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