La chute libre de l’immobilier outre-Altantique se poursuit
L’indice S&P/Case Shiller, qui suit l’évolution des prix des maisons dans vingt métropoles américaines, a chuté en janvier de 10,7 %
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Tân Le Quang
A l’origine de la crise du subprime, le marché immobilier outre-Atlantique, qui a terminé l’année 2007 en très fort recul, a continué à se détériorer dès l’entame de l’année 2008. C’est du moins ce que montre la chute en janvier de 10,71 % (glissement annuel) de l’indice S&P/Case Shiller-Composite 20, qui suit l’évolution des prix des maisons dans vingt grandes métropoles américaines. Une mauvaise nouvelle pour les économistes déjà pessimistes qui tablaient en moyenne sur un recul de 10,5 %. En chute libre, l’indicateur qui déclinait déjà de 9,08 % en décembre subit ainsi son treizième mois de baisse consécutive. Par ailleurs, les prix des maisons en janvier ont poursuivi leur correction en recul de 2,4 % après -2,1 % en décembre. Les villes de Las Vegas et Miami enregistrent les pires performances sur le mois de janvier avec -19,3 % en rythme annuel.
En parallèle, l’indice de l’Ofheo, tutelle fédérale de Fannie Mae et Freddie Mac, mesurant l’évolution de la valeur des propriétés individuelles, a enregistré un affaissement de 3 % en janvier par rapport à il y a un an et de 1,1 % par rapport à décembre. La semaine dernière, la société de statistiques RealtyTrac qui couvre le marché des habitations aux Etats-Unis, a dévoilé que les saisies effectuées par les banques avaient plus que doublé en février. La hausse des taux sur les crédits hypothécaires ajustables et l’incapacité des propriétaires de vendre ou de se refinancer à cause de la chute des prix n’arrange rien.
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